Tunisie

Don d’organes en Tunisie : 31 greffes réalisées avec 11 donneurs depuis avril 2026

Le Centre national pour la promotion de la transplantation d’organes a enregistré une dynamique positive depuis avril 2026, marquée par une augmentation significative des familles consentant au don d’organes. Ce mardi, Bouthaina Znadi, coordinatrice de l’établissement et responsable de la sensibilisation au don, a révélé que, entre avril et le 15 août 2026, les organes de 11 donneurs en état de mort cérébrale ont permis d’effectuer 31 transplantations, dont 6 ont bénéficié à des enfants.

Le bilan des opérations effectuées durant cette période se compose de 22 greffes de rein, 6 greffes de cœur et 3 greffes de foie. De plus, 15 personnes ont pu retrouver la vue grâce à des greffes de cornée. Ces interventions ont été réalisées dans divers établissements hospitaliers à travers la Tunisie, grâce à une collaboration efficace entre le Centre national, les équipes médicales, les administrations hospitalières et d’autres structures impliquées dans le processus de don.

Cependant, malgré ces avancées, les besoins en matière de greffes demeurent élevés. Actuellement, environ 1 600 patients souffrant d’insuffisance rénale attendent une greffe, tandis que les listes d’attente pour les transplantations cardiaques et hépatiques comptent chacune une cinquantaine de patients. Bouthaina Znadi a expliqué que cette situation est aggravée par la gravité de l’état de nombreux malades, certains ne survivant pas plus d’un an sans greffe.

La coordinatrice a également souligné que l’augmentation du nombre de patients inscrits sur les listes d’attente dépasse largement le nombre de greffes réalisées chaque année. Un des principaux obstacles au développement du don d’organes en Tunisie reste le refus de certaines familles de consentir au prélèvement d’organes sur leurs proches décédés. Znadi a insisté sur l’importance cruciale des familles donneuses, qui jouent un rôle fondamental dans ces actes médicaux et humains, permettant ainsi de sauver des vies. Elle a rappelé que de nombreux cas de mort cérébrale ne donnent pas lieu à un prélèvement, alors que des centaines de patients attendent une opportunité de transplantation.