Démarches en ligne pour le Registre national des entreprises dès le 1er juillet
La transformation numérique est considérée comme la pierre angulaire de la simplification des procédures administratives. Selon les résultats de la 22e enquête menée en 2022, le pourcentage d’entreprises ayant eu recours aux services du RNE a atteint 86 % contre 71 % en 2020.

La transformation numérique est aujourd’hui un enjeu stratégique fondamental, au cœur de la modernisation de l’administration publique. Elle représente un levier crucial pour améliorer la qualité des services, accroître l’efficacité des établissements et répondre aux nouvelles exigences de gouvernance.
Plus qu’un simple projet technologique, la numérisation vise des résultats concrets tant pour l’État que pour les citoyens : simplification des démarches, réduction des délais et limitation des erreurs. Dans cette dynamique, le développement de plateformes interconnectées apparaît comme essentiel pour fluidifier les échanges et renforcer la coordination entre les différentes structures administratives.
La Presse — L’objectif principal poursuivi par le gouvernement est d’améliorer les services publics, de les rendre plus accessibles, plus rapides et de meilleure qualité, tout en modernisant ses propres structures et en allégeant le poids bureaucratique sur les citoyens.
La transformation numérique est ainsi perçue comme la pierre angulaire de la simplification des procédures administratives.
Tout chambouler !
D’après les standards internationaux, la transition vers la digitalisation des services administratifs repose sur plusieurs composantes : la dématérialisation des documents, la création de plateformes en ligne facilitant l’accès aux services, l’adoption de la signature électronique, le recours au paiement en ligne, ainsi que l’intégration de l’intelligence artificielle pour automatiser les processus.
Suite à la pandémie de Covid-19, une accélération de la digitalisation de l’administration a été nécessaire pour lever les contraintes spatiales et temporelles et offrir de nouvelles opportunités, notamment pour les entreprises. Ce processus implique également que celles-ci s’engagent pleinement afin de s’adapter rapidement à un environnement économique en constante évolution.
Dans cette dynamique mondiale, la Tunisie a accordé une importance capitale à la digitalisation des services administratifs, avec l’objectif de renforcer la compétitivité et la productivité de son économie, tout en améliorant son climat des affaires.
Le Registre national des entreprises (RNE), en particulier, a mis en place une stratégie de digitalisation conforme aux principes de l’e-gouvernement, visant à établir une administration plus efficace, avec des procédures simplifiées et des délais de traitement réduits.
Cette plateforme électronique permet aux porteurs de projets d’effectuer, entre autres, l’enregistrement à distance lors de la création d’entreprises, y compris le choix du nom commercial. Elle permet également d’obtenir en ligne un extrait de registre, document essentiel pour de nombreuses démarches, notamment via la plateforme « Tuneps ».
Un nouveau cap
Récemment, le directeur général du Registre national des entreprises (RNE), Adel Chouari, a annoncé que la Tunisie est sur le point de franchir une nouvelle étape dans la digitalisation de ses services administratifs. À partir du 1er juillet 2026, toutes les démarches liées au registre seront entièrement réalisées en ligne.
« Cette évolution est le fruit de plusieurs mois de préparation. L’objectif est clair : simplifier les procédures, les rendre plus rapides et offrir un meilleur service aux investisseurs et opérateurs économiques », a-t-il précisé.
Il a ajouté qu’à partir de septembre dernier, « le RNE fonctionne déjà selon un système mixte, combinant dépôt électronique et dépôt papier. Cette période de transition, qui a duré entre six et neuf mois, a permis aux usagers de s’adapter progressivement aux nouveaux outils, tout en offrant aux équipes la possibilité de tester le dispositif et de former les différents intervenants ».
Une autre précision apportée par le directeur du RNE : à l’avenir, l’accès aux services exigera obligatoirement une identité numérique. « Les comptes actuels resteront utiles pour consulter les informations, mais il ne sera plus possible d’effectuer des démarches administratives, telles que la création d’une entreprise ou la modification de ses données, sans cette identité ou des moyens techniques reconnus. Ce système vise principalement à sécuriser les opérations, protéger les données et prévenir toute fraude ».
Il a également indiqué que les frais liés aux services en ligne seront réduits de moitié par rapport aux procédures classiques, « une façon d’encourager les utilisateurs à adopter cette nouvelle approche ».
La transformation ne s’arrête pas là. La prochaine étape consistera à permettre la création d’entreprises entièrement à distance. D’ici fin 2026, il sera ainsi possible de démarrer une activité sans déplacement, chaque démarche pouvant être effectuée en ligne.
Attrait transversal des services en ligne
Il convient de rappeler que les résultats de la 22e enquête, réalisée en 2022, ont révélé une augmentation notable du pourcentage d’entreprises ayant utilisé les services du RNE par rapport à 2020, atteignant 86 % contre 71 %. Ce résultat place le registre au deuxième rang parmi les services administratifs en ligne les plus sollicités par les entreprises.
L’analyse par taille d’entreprise montre que l’utilisation des services du RNE est élevée aussi bien pour les petites entreprises (87 %) que pour les moyennes (85 %) et les grandes entreprises (88 %). De même, l’analyse sectorielle indique que ces services sont largement sollicités, tant par les entreprises du secteur industriel (85 %) que par celles du secteur des services (88 %).
Ces résultats témoignent de l’accessibilité et de l’attrait transversal des services en ligne du RNE, en plus de son rôle central dans la simplification des procédures administratives pour un large éventail d’entreprises en Tunisie.
Il est indéniable que le RNE continue d’améliorer la qualité de ses prestations. En effet, le taux de satisfaction des entreprises vis-à-vis de ses services a enregistré une hausse significative, passant de 83 % en 2020 à 90 % en 2022.

