Guerre en Ukraine : Zelensky dénonce le « terrorisme nucléaire » de Moscou
Le ministère russe des Affaires étrangères a confirmé dimanche que le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, se rendrait en Russie, sans préciser de date ni s’il y rencontrerait Vladimir Poutine. De nouveaux bombardements russes sur l’Ukraine ont fait dimanche au moins trois morts, selon les autorités, au lendemain de frappes particulièrement intenses.

Vous avez manqué les derniers développements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes vous résume l’essentiel chaque soir. Voici les informations importantes de ce dimanche 26 avril 2026, au 1.522e jour du conflit.
Le fait du jour
Le ministère russe des Affaires étrangères a annoncé dimanche que le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, se rendrait en Russie, selon des agences de presse russes, sans préciser de date ni si une rencontre avec Vladimir Poutine était prévue. « Nous confirmons la visite d’Araghchi en Russie pour des entretiens », a déclaré le ministère, cité par les agences, après que l’ambassadeur iranien en Russie a annoncé qu’Abbas Araghchi rencontrerait le président russe à Moscou lundi pour discuter des négociations de paix en cours au Moyen-Orient.
La déclaration du jour
« Le monde ne doit pas permettre que ce terrorisme nucléaire se poursuive, et la meilleure façon d’y mettre fin est de contraindre la Russie à stopper ses attaques irresponsables »
De nouveaux bombardements russes en Ukraine ont causé dimanche la mort d’au moins trois personnes, au lendemain de frappes particulièrement intenses, le président Volodymyr Zelensky accusant la Russie de « terrorisme nucléaire » à l’occasion du 40e anniversaire de l’accident de Tchernobyl.
« Le monde ne doit pas permettre que ce terrorisme nucléaire se poursuive, et la meilleure façon d’y mettre fin est de contraindre la Russie à stopper ses attaques irresponsables », a déclaré Volodymyr Zelensky en lien avec la guerre déclenchée par l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022. La Russie est « une nouvelle fois en train de mener le monde au bord d’une catastrophe provoquée par l’homme », a-t-il ajouté, en soulignant que des drones russes survolaient régulièrement Tchernobyl et qu’un d’eux avait percuté sa coque de protection l’an dernier.
Le chiffre du jour
Trois. De nouveaux bombardements russes sur l’Ukraine ont causé la mort d’au moins trois personnes ce dimanche, au lendemain de frappes particulièrement intenses, suivies par une attaque ukrainienne selon les autorités russes, mobilisant des centaines de drones. Alors que l’Ukraine s’apprête à commémorer les 40 ans de la pire catastrophe nucléaire civile de l’histoire, à Tchernobyl, les autorités ukrainiennes ont signalé tôt le matin des frappes russes ciblant des infrastructures dans les régions de Tcheniguiv (nord) et Odessa (sud), sans annonce de victimes immédiates.
Dans la région de Soumy (nord-est), une attaque de drones a fait deux morts, des hommes de 48 et 72 ans, dans la localité de Bilopillia, située à cinq kilomètres de la frontière russe, selon Oleg Grygorov, le chef de l’administration militaire locale. Dans la région de Dnipropetrovsk (centre-est), des bombardements impliquant drones et missiles ont causé un mort et quatre blessés, selon le chef de l’administration militaire, Olexandre Ganja. Dnipro, capitale de cette région, avait été soumise samedi à des vagues de frappes russes pendant plus de 20 heures, entraînant au moins huit morts.
La tendance
Le chef de l’armée russe a rencontré le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un dimanche à Pyongyang, et tous deux ont convenu d’établir une coopération militaire bilatérale « à long terme », selon l’agence de presse russe TASS. La Corée du Nord a envoyé des milliers de soldats – ainsi que des missiles et des munitions – pour soutenir la Russie dans sa guerre contre l’Ukraine. Ces forces ont été déployées dans la région de Koursk, dans l’ouest de la Russie, pour repousser l’armée ukrainienne qui avait occupé la zone pendant près d’un an, d’août 2024 au printemps 2025.
En retour, selon les experts, la Corée du Nord reçoit de la Russie une aide financière, des technologies militaires, ainsi que de la nourriture et de l’énergie, ce qui lui permet de contourner les lourdes sanctions internationales imposées à ses programmes nucléaires interdits.
Notre dossier sur la guerre en Ukraine
« Nous avons convenu avec le ministère de la Défense (de Corée du Nord) que notre coopération militaire se fasse sur une base durable à long terme », a déclaré le ministre russe de la Défense Andreï Beloussov lors de sa rencontre avec Kim Jong Un, cité par l’agence TASS. « Cette année promet d’être au moins aussi riche en contacts bilatéraux dans de nombreux domaines », a-t-il ajouté.

