Tunisie

« Danses Folkloriques du Monde » au FIC : Carthage célèbre les cultures par la danse

Le 11 août, les ruines antiques de Carthage ont vibré au rythme d’une soirée exceptionnelle intitulée « Danses folkloriques du monde ». Cet événement, qui a rassemblé une multitude de cultures, a permis au public d’effectuer un véritable tour du monde à travers des performances de danse, des costumes colorés et des sonorités variées.

Annoncé sur le site du Festival international de Carthage comme une célébration de la diversité culturelle, le spectacle a suscité des interrogations en raison du manque d’informations sur les pays et les troupes participantes. Ce n’est qu’à deux jours de l’événement, via une publication sur Facebook et les pages des ambassades, que les spectateurs ont commencé à découvrir les artistes qui allaient se produire.

La soirée a débuté avec un léger retard, mais a rapidement captivé un public nombreux. La veille, les troupes folkloriques avaient déjà été présentées sur l’avenue Habib-Bourguiba, une initiative qui a permis de rapprocher cette richesse culturelle des passants, offrant un avant-goût du spectacle à venir.

Le spectacle a véritablement pris son envol avec des performances variées. La Chine, par exemple, a émerveillé le public avec l’Opéra de Pékin, un art scénique ancestral inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’Unesco. Les artistes ont présenté une chorégraphie riche en symboles, mêlant chant, danse et arts martiaux, le tout agrémenté de costumes flamboyants.

La Tunisie était également à l’honneur, représentée par la Troupe nationale des arts populaires, qui a offert trois tableaux mettant en lumière la richesse des danses et des costumes tunisiens. Les danseurs ont été accompagnés en direct par un ensemble musical, créant une atmosphère vivante et authentique.

D’autres pays ont également brillé sur scène. Le groupe monténégrin L’Akud « Mirko Srzentić » a présenté une danse alliant grâce et énergie, tandis que les tambours japonais du groupe Wako–Rising Sun ont fait résonner la puissance des taiko, accompagnés de danseuses en kimonos. La troupe folklorique de l’Université américaine d’Égypte a fait découvrir les traditions variées du pays à travers des chorégraphies inspirées des danses d’Alexandrie et du patrimoine soufi.

La troupe maltaise Ogygia Folk Group a évoqué le quotidien des pêcheurs de Gozo, tandis que la formation indienne Rang Bahar a entraîné le public dans un tourbillon de couleurs et de rythmes gujaratis. La Troupe nationale des arts populaires libyenne a, quant à elle, raconté une histoire de conflit et de réconciliation à travers la danse.

Les performances des troupes maghrébines ont mis en lumière les nuances culturelles entre la Tunisie, la Libye et l’Algérie, révélant une diversité au sein de la proximité. Les danseurs algériens ont également captivé le public avec une représentation vibrante de la culture kabyle.

Le Maroc a été représenté par la Tizwit International Youth Group, qui a présenté l’Ahidous n’M’Goun, une danse collective symbolisant le lien avec la nature et la vie communautaire.

Bien que la soirée ait été une célébration vibrante des cultures, certains ont noté qu’un fil conducteur narratif aurait pu enrichir l’expérience. L’ajout de contextes historiques ou culturels entre les performances aurait permis de transformer ce défilé de danses en un véritable récit, offrant ainsi une compréhension plus profonde des traditions présentées.

Pour clore cette soirée mémorable, toutes les troupes se sont réunies sur scène, saluant le public sur les rythmes de « Sidi Mansour », célébrant ainsi la diversité et le partage culturel qui ont marqué cet événement.