Tunisie

Clôture du 60e festival de Carthage : Majda Roumi triomphe.

La soirée de clôture de la 60e édition du festival de Carthage a été marquée par un retour triomphal de la chanteuse libanaise Majda Roumi, après huit ans d’absence. Le concert, qui a duré plus de deux heures, a attiré une foule immense, venue célébrer le talent inébranlable de l’artiste, reconnue pour son engagement artistique et son raffinement.

Accompagnée d’un orchestre composé de musiciens tunisiens et libanais, Majda Roumi a interprété une vingtaine de chansons, dont plusieurs classiques que le public a chantées en chœur. Ses morceaux emblématiques tels que « Am Yasalouni », « Koudhni Habibi » et « Aslama, Aslama » ont fait vibrer l’assistance, créant une atmosphère euphorique.

Cependant, la soirée n’a pas été exempte de difficultés. Une panne technique au niveau du son a perturbé une partie de la performance. Malgré cet imprévu, la chanteuse a su faire preuve de professionnalisme et a réussi à maintenir l’attention de ses fans, en présentant un répertoire qui mêlait ses succès à des hommages au patrimoine musical tunisien. Elle a même interprété des mélodies moins connues, où elle a trébuché sur les paroles d’une chanson, mais a rapidement présenté ses excuses au public.

L’artiste a également tenu à rendre hommage à la Tunisie, un pays qui a cru en son talent depuis ses débuts. Dans un medley, elle a revisité des œuvres de figures emblématiques de la chanson tunisienne, telles que Hédi Jouini et Saliha. Ce moment a renforcé le lien historique entre Majda Roumi et la Tunisie, un rapport artistique et affectif qui perdure depuis les années 1980.

En outre, la chanteuse a exprimé son engagement politique et humaniste en dédiant son spectacle à la résilience du peuple libanais face à la guerre. Ses choix artistiques, qui incluent des poètes renommés comme Mahmoud Darwich et Nizar Qabani, témoignent de son désir de promouvoir des thèmes universels tels que la paix et la liberté.

Malgré quelques incidents techniques, l’ambiance festive créée par le public a permis de vivre une soirée mémorable. Cette performance a non seulement souligné le statut d’icône de Majda Roumi, souvent considérée comme l’héritière spirituelle de Fayrouz, mais a également marqué la fin d’un événement artistique majeur. Les spectateurs garderont sans aucun doute un souvenir impérissable de cette soirée au festival de Carthage.