
Baisse des cours de l’or : le Président des bijoutiers conseille d’acheter.
Le président de la chambre syndicale nationale des commerçants de bijouterie, Hatem Ben Youssef, a déclaré que la période actuelle représente le moment le plus favorable pour acheter de l’or en Tunisie. Il a indiqué que les prix avaient enregistré une baisse significative par rapport aux années précédentes et qu’une nouvelle chute majeure était peu probable, les cours étant désormais stabilisés à leur niveau actuel.
Lors d’une intervention à la radio, Ben Youssef a précisé que le prix du gramme d’or 18 carats, approuvé par la Banque Centrale, s’élève aujourd’hui à environ 285 dinars. Dans les commerces et sur les marchés, les consommateurs peuvent actuellement se procurer de l’or à des tarifs variant entre 340 et 370 dinars le gramme, alors que les prix dépassaient auparavant la barre des 500 dinars.
En analysant la situation du secteur, le président de la chambre a souligné que trois grandes catégories d’or circulent sur le marché tunisien. La première catégorie concerne l’or poinçonné, prêt à la vente et conforme aux normes officielles. La seconde regroupe l’or non poinçonné, également désigné comme « or cassé », destiné au recyclage, dont une partie provient de sources légales telles que les anciens bijoux des citoyens, les achats effectués auprès des Tunisiens vivant à l’étranger, les visiteurs algériens et libyens, ainsi que les pèlerins. Enfin, la troisième catégorie concerne l’or de contrebande, qui représente le problème le plus préoccupant en alimentant l’économie parallèle.
À ce sujet, Hatem Ben Youssef a lancé un appel aux autorités compétentes, notamment au ministère des Finances, afin de trouver des solutions urgentes pour rouvrir le « Bureau de garantie » (Dar El Tabaa, actuellement fermé). Selon lui, la réactivation de ce laboratoire permettrait de lutter contre la corruption et le trafic illégal, de renflouer les caisses de l’État grâce aux recettes fiscales, et de contribuer à la régulation des prix pour les rendre accessibles au plus grand nombre.
En conclusion, le président de la chambre des bijoutiers a conseillé aux citoyens et aux futurs mariés de ne pas laisser passer cette opportunité d’achat. Rappelant que l’or reste la valeur refuge par excellence, il a indiqué qu’il est désormais possible de se procurer une parure de qualité très honorable à des budgets raisonnables, à partir d’environ 5 000 dinars.
