
Accidents de la route : Afef Ben Ghenia évoque une saison estivale catastrophique.
La mise en œuvre de la limitation de vitesse à 30 km/h aux abords des établissements scolaires est au cœur des préoccupations pour améliorer la sécurité des élèves et des piétons. Cette mesure, entrée en vigueur en juin 2023, fait l’objet d’une attention particulière, comme l’a souligné Afef Ben Ghenia, Présidente de l’Association des ambassadeurs de la sécurité routière, lors d’une intervention radiophonique le 15 août 2026.
Ben Ghenia a expliqué que l’installation de panneaux de signalisation représentant cette limitation est une première étape, mais elle n’est pas suffisante. Elle a plaidé pour l’ajout de dispositifs de sécurité tels que des barrières et des ralentisseurs, en fonction des conditions de circulation observées près des établissements. Les écoles, universités et centres de formation ont d’ailleurs la possibilité de solliciter l’implémentation de ces mesures, notamment par l’installation de la signalisation adéquate et de ralentisseurs.
Les parents jouent également un rôle crucial dans la prévention des accidents. La présidente a exhorté les familles à enseigner aux enfants l’importance d’utiliser les passages piétons et de marcher sur les trottoirs pour garantir leur sécurité.
À l’approche de la rentrée scolaire, des contrôles renforcés seront mis en place en collaboration avec les forces de police, visant à accentuer la vigilance aux abords des établissements. Cette initiative s’inscrit dans un contexte préoccupant, où Ben Ghenia a qualifié la saison estivale de « catastrophique » en raison du nombre élevé d’accidents mortels, avec un bilan de 800 décès sur les routes depuis le début de l’année.
Elle a souligné que « les accidents de la route sont une tragédie humaine », en notant une tendance inquiétante : bien que le nombre total d’accidents ait diminué, le nombre de décès continue d’augmenter. Au-delà des pertes humaines, elle a attiré l’attention sur le coût économique considérable engendré par ces accidents, avec 50 % des victimes étant des jeunes, un chiffre alarmant qui souligne la gravité de la situation actuelle.
