
Vuelta 2026 : Malaise avec Pogacar et influenceuse gênante sur le Tour
L’influence d’Erola Jons, une figure montante des réseaux sociaux, prend une tournure inattendue alors qu’elle s’illustre sur le Tour d’Espagne. Connue pour ses approches parfois audacieuses dans la drague, cette Espagnole de 29 ans, forte de trois millions d’abonnés sur Instagram, a récemment annoncé qu’elle serait la présentatrice des comptes officiels de la Vuelta, couvrant les 21 étapes de l’événement. « Je présenterai la Vuelta sur YouTube, X, Twitch et Facebook. Je vais explorer tous les recoins, y compris le podium et les zones de changement des coureurs », a-t-elle déclaré. Cependant, cette décision soulève des interrogations sur la pertinence de son rôle.
La jeune femme a déjà suscité des réactions mitigées, notamment lors d’une interaction avec le cycliste slovène Tadej Pogacar, qu’elle a surnommé « Pogachitar ». Dans un moment plutôt embarrassant, elle lui a demandé : « Félicitations, pourquoi hyperventiles-tu chaque fois que tu me vois ? », à quoi le champion a réagi par un étonné « Whaaaat ? ». Ce n’est pas la seule controverse entourant sa présence, puisqu’elle a également tenté d’interroger Joshua Tarling, récemment endeuillé par la perte de son frère dans un tragique accident sur le Tour du Portugal. Erola a plaisanté sur le fait qu’il ne semblait pas apprécier les interviews, mais elle reste déterminée à le « conquérir » au cours des étapes à venir.
La décision des organisateurs d’inclure Erola Jons dans le dispositif médiatique de la Vuelta a provoqué un certain mécontentement parmi les journalistes présents. Laura Meseguer, journaliste chez Eurosport, a exprimé son indignation face à ce choix, soulignant que de nombreuses femmes travaillent dur pour obtenir une reconnaissance dans un sport souvent perçu comme masculin. « C’est une grave erreur de recruter quelqu’un qui n’a aucune connaissance du sport et dont le contenu repose sur des commentaires sexistes », a-t-elle affirmé. Elle a ajouté que cette décision était un manque de respect envers les professionnelles du cyclisme et les athlètes eux-mêmes, rappelant que personne ne devrait être traité comme un objet, qu’il s’agisse de femmes ou d’hommes.
Ainsi, l’arrivée d’Erola Jons sur le Tour d’Espagne soulève des questions sur l’évolution du sport et la manière dont les influenceurs sont intégrés dans des événements sportifs majeurs. La suite de la Vuelta pourrait bien être marquée par cette polémique, alors que le public et les professionnels du secteur observent de près ses interactions et son impact sur l’image du cyclisme.
