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Un Niçois ne parvient pas à escroquer 200.000 euros à la CAF en se faisant passer pour Alexandre Lacazette.

En 2025, la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) a détecté plus de 508,8 millions d’euros de fraudes, ce qui représente 13 % de plus qu’en 2024. Pour lutter contre ces fraudes, la CNAF a mis en place, en 2021, un service national de lutte contre la fraude à enjeux (SNLFE) et a renforcé ses partenariats avec des services de police et de gendarmerie.


Chaque année, la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) fait face à des fraudes. En 2025, l’organisme a identifié plus de 508,8 millions d’euros de fraudes, un montant sans précédent. Cela représente une augmentation de 13 % par rapport à 2024, a déclaré au *Parisien* Nicolas Grivel, le directeur général de la CNAF.

Pour obtenir des fonds indus, les méthodes sont diverses. D’après des informations de nos confrères, à Nice (Alpes-Maritimes), un homme d’une quarantaine d’années a prétendu être le footballeur Alexandre Lacazette, qui a joué pour l’Olympique lyonnais et Arsenal, et évolue actuellement en Arabie saoudite avec le club de Neom SC. Cet individu aurait réussi à frauder 200.000 euros d’allocations, une escroquerie révélée en mars 2025.

L’identité de plusieurs footballeurs usurpée

Comme Alexandre Lacazette, d’autres footballeurs célèbres auraient vu leur identité usurpée. « Ce sont des individus qui parviennent à trouver des données de vraies personnes n’ayant pas encore accès aux allocations. Ensuite, ils créent des comptes sur le site de la CAF, indiquent de fausses informations sur leurs ressources pour recevoir des aides, et répètent ce processus de manière exponentielle. »

Pour mieux repérer ces fraudes, parfois orchestrées par des réseaux, la CNAF a mis en place, en 2021, un service national de lutte contre la fraude à enjeux (SNLFE). Les activités des allocataires suspects sont minutieusement surveillées : leurs données bancaires et leurs réseaux sociaux sont notamment analysés.

La CNAF collabore également étroitement avec les forces de l’ordre. « Nous avons renforcé nos moyens et nos capacités de détection en multipliant les partenariats avec des services de police, de gendarmerie ou de douane. Nous améliorons aussi notre expertise en intégrant dans nos équipes des officiers de police judiciaire, ce qui nous permet de collaborer de manière plus efficace avec la justice », précise Nicolas Grivel.