Gims : Accusations de blanchiment aggravé portées par la justice
Gims a été mis en examen pour « blanchiment aggravé » et « blanchiment en bande organisée » le 27 mars, dans le cadre d’une affaire internationale d’argent sale. Selon Le Monde, plus de huit millions d’euros auraient transité entre des sociétés artistiques liées à Gims et des structures spécialisées dans le blanchiment.
Après quatre auditions sur deux jours, Gims a été mis en examen pour « blanchiment aggravé » et « blanchiment en bande organisée » le 27 mars, dans le cadre d’une vaste affaire internationale d’argent sale. D’après Le Monde, l’Office national antifraude le soupçonne d’être impliqué dans une organisation criminelle internationale dirigée par un Franco-Marocain résidant au Maroc.
Cette organisation aurait blanchi plus d’un milliard d’euros entre 2014 et 2025 à travers plus de 2.000 sociétés. Ces entreprises réalisaient des paiements à une cinquantaine d’autres sociétés, qui facturaient des opérations fictives « en échange de la remise d’espèces provenant de trafics illicites, notamment liés aux stupéfiants, ou d’activités économiques non déclarées », selon le journal. Gims serait l’un des nombreux bénéficiaires de ce système.
Concernant un montant de huit millions d’euros, la justice reprocherait au chanteur une implication bien plus importante que la simple promotion publique du Sunset Village, un complexe immobilier controversé à Marrakech, lié à cette organisation. Les enquêteurs estiment que plus de huit millions d’euros auraient transité entre de nombreuses sociétés artistiques associées à l’artiste et ces structures spécialisées dans le blanchiment.
Selon Le Monde, Gims conteste toute connaissance de sa participation à un réseau de fraude à grande échelle. Il aurait décrit ses relations avec le Franco-Marocain au cœur de l’organisation internationale comme « purement business », se limitant à la construction d’un complexe de villas à Marrakech.

