
Tony Parker débute difficilement sa nouvelle vie de coach de l’Asvel en Supercoupe de basket
Tony Parker a débuté sa première expérience d’entraîneur de club par une défaite avec l’Asvel, battue 73-71 par Roanne en demi-finale de la Supercoupe de basket. Cette rencontre de présaison, disputée à Roland-Garros, a surtout montré les difficultés d’une équipe encore en rodage après seulement une semaine de travail collectif.
Un premier test sans victoire pour Parker
Pour Tony Parker, cette demi-finale marquait une étape symbolique : il dirigeait pour la première fois une équipe de club. L’ancien meneur des Spurs, désormais à la tête de l’Asvel, a vu ses joueurs courir après le score pendant une grande partie du match sans parvenir à inverser la tendance. À l’issue de la rencontre, il a reconnu que son équipe avait encore beaucoup à corriger et que le temps manquait pour installer des automatismes.
Le contexte rendait l’affiche particulière. L’Asvel, club le plus titré du basket français avec 21 championnats, avait obtenu sa place dans le tournoi après l’exclusion estivale de Monaco des compétitions professionnelles. Cette Supercoupe offrait donc à Parker un premier rendez-vous officiel, dans un cadre inhabituel, sur le court Philippe-Chatrier transformé en parquet.
Une opposition familiale et un match brouillon
La rencontre avait aussi une dimension personnelle, puisque Tony Parker retrouvait son frère cadet TJ Parker, aujourd’hui sur le banc de Roanne. L’ancien entraîneur de Villeurbanne a conduit la Chorale jusqu’en finale après son titre en Elite 2 la saison précédente. Les deux frères ont même posé ensemble avant le match, avec un maillot au nom de leur père Tony Parker Sr, décédé l’an dernier.
Sur le terrain, l’Asvel a multiplié les erreurs. L’équipe a perdu 10 ballons dès le premier quart-temps et en a concédé 25 au total, tout en accusant rapidement un retard de 10 points après dix minutes. Tony Parker a dit avoir été surpris de ne perdre que de deux points au vu de ces statistiques, tout en saluant l’état d’esprit de ses joueurs. Roanne, de son côté, a construit son avance sur sa défense et a compté jusqu’à 13 points d’écart dans le troisième quart-temps.
Roanne résiste jusqu’au bout
Malgré le retour de l’Asvel, portée notamment par Patty Mills et Tyty Washington, Roanne a tenu dans une fin de match serrée. Tremont Waters, meilleur marqueur avec 20 points, a eu la dernière tentative pour offrir la victoire à Villeurbanne, sans succès. La Chorale s’est ainsi qualifiée pour la finale, où elle devait affronter Paris, vainqueur de Nanterre 95-88.
Au-delà du résultat, cette première sortie a surtout mis en lumière l’écart entre l’ambition affichée et le niveau de préparation actuel de l’Asvel. Parker a insisté sur le manque de temps pour travailler, tandis que Roanne a confirmé sa capacité à s’appuyer sur une identité défensive déjà bien installée.
Ce qu’il faut retenir
- L’Asvel a perdu 73-71 contre Roanne en demi-finale de la Supercoupe, pour le premier match de Tony Parker comme coach de club.
- Villeurbanne a commis 25 ballons perdus et a longtemps couru après le score, malgré un retour en fin de rencontre.
- Roanne, entraîné par TJ Parker, a validé sa place en finale face à Paris après avoir résisté au retour de l’Asvel.
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