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Mondial-2026 : évaluations des chances tunisiennes, entre espoir et inquiétudes

L’ancien sélectionneur national Youssef Zouaoui a affirmé que la qualification de la Tunisie au deuxième tour du Mondial-2026, co-organisé par les Etats-Unis, le Canada et le Mexique, « semble à la portée des Aigles de Carthage ». La Tunisie entamera le 15 juin son premier match face à la Suède (3h00 heure tunisienne).


L’ancien sélectionneur national Youssef Zouaoui a déclaré que la qualification de la Tunisie pour le deuxième tour de la Coupe du Monde 2026, co-organisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, du 11 juin au 19 juillet, « semble à la portée des Aigles de Carthage » et que le match d’ouverture contre la Suède sera « la clé pour accéder au tour suivant ».

Zouaoui estime que le groupe actuel de la Tunisie apparaît plus accessible que celui du Mondial 2022 au Qatar, qui comprenait le Danemark, l’Australie et la France, tenante du titre. Selon lui, « si jamais on ne gagne pas face à la Suède, il faudra au moins éviter la défaite ».

Concernant les confrontations contre le Japon et les Pays-Bas lors des journées suivantes, Zouaoui recommande une approche tactique pragmatique et disciplinée en tenant compte de la qualité technique des joueurs et de leur style de jeu offensif, rapide et efficace. Il a souligné que « la sélection tunisienne possède les atouts nécessaires pour obtenir des résultats positifs face au Japon et aux Pays-Bas, à condition de s’appuyer sur une défense bien organisée, de réduire les espaces et d’exploiter efficacement les contre-attaques ».

Zouaoui a conseillé de préserver l’identité de jeu qui a longtemps caractérisé la Tunisie, souvent surnommée « l’Italie de l’Afrique » pour sa rigueur défensive. Il a également appelé à corriger les faiblesses constatées lors des récents matches amicaux, notamment en matière de choix des joueurs et d’organisation tactique. « Déroger de ce style tactique réaliste et adopter un jeu trop offensif dans une phase aussi délicate comporterait de grands risques face à des équipes dont les joueurs évoluent dans les meilleurs championnats européens. Cela exige une étude minutieuse des forces et faiblesses de chaque adversaire ainsi qu’une gestion optimale des phases défensives et offensives », a-t-il ajouté.

Il a conclu en indiquant que les derniers matches amicaux ont révélé de nombreuses faiblesses, notamment les difficultés de certains joueurs à assimiler les consignes du sélectionneur, qui n’a que trois mois de travail à la tête de l’équipe nationale, ainsi que des problèmes de gestion du rythme de jeu et des situations de supériorité ou d’infériorité numérique.

L’entraîneur et ancien joueur international Mourad Okbi a également estimé que la sélection tunisienne doit revoir son dispositif défensif avant le début de la compétition. Il a noté qu’« encaisser six buts lors des deux derniers matches amicaux a mis en évidence l’ampleur des erreurs individuelles commises en défense ». Okbi a préconisé de « renforcer l’accompagnement psychologique des joueurs afin qu’ils abordent la compétition dans les meilleures conditions ».

L’ancien adjoint des sélectionneurs Nabil Maaloul et Faouzi Benzarti a pour sa part estimé que « malgré les difficultés annoncées face à des adversaires réputés supérieurs sur le plan physique et individuel, la qualification reste possible à condition d’aborder chaque rencontre avec une préparation spécifique, une grande concentration et un fort esprit de compétition ».

Enfin, il prévoit que plusieurs joueurs tunisiens pourraient se distinguer durant la compétition, notamment Hannibal Mejbri, Ismaël Gharbi, Elias Achouri et Sebastian Tounekti, soulignant la nécessité d’investir davantage dans la formation des jeunes talents pour permettre à un plus grand nombre de joueurs tunisiens d’évoluer dans les grands championnats européens.

La Tunisie entamera le 15 juin son premier match face à la Suède (3h00 heure tunisienne).