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Fifa : Quels risques pour Gianni Infantino après la plainte de l’UEFA ?

Gianni Infantino se trouve dans une position délicate. Le président de la FIFA a récemment reçu des nouvelles inattendues : l’UEFA a décidé de suspendre son projet de boycott des compétitions de la FIFA pour cette saison. Cette décision a été prise après que l’instance européenne ait obtenu deux garanties et consulté ses associations nationales. Toutefois, la pression reste forte sur Infantino, qui se présente à sa propre succession lors du Congrès de la FIFA prévu en mars 2027.

Parallèlement, l’UEFA a préparé une action en justice en Suisse contre le dirigeant de la FIFA, l’accusant de « gestion déloyale ». Cette plainte fait suite à son projet avorté d’ouvrir la Coupe du monde à des investisseurs privés. Dans un document de 60 pages, l’UEFA indique que cette démarche vise à alimenter une procédure judiciaire ultérieure, une fois que les filiales de la FIFA aux États-Unis, en lien avec le Mondial 2026, auront fourni les détails nécessaires.

L’UEFA envisage de poursuivre Infantino pour « gestion déloyale », une infraction qui pourrait entraîner une peine de cinq ans d’emprisonnement. Pour établir cette accusation, il faudra prouver qu’Infantino a intentionnellement nui aux intérêts de la FIFA en cherchant à transférer les revenus de la Coupe du monde dans une société accessible aux investisseurs privés.

Selon l’UEFA, ce projet aurait permis à Infantino et à un cercle restreint de collaborateurs, dont Joshua Kushner, le frère du gendre de Donald Trump, de s’approprier une part des actifs les plus précieux de la FIFA, au détriment de l’organisation et de ses membres. La plainte s’appuie également sur les critiques de Carlos Cordeiro, ancien banquier d’investissement et conseiller d’Infantino, qui avait démissionné en qualifiant le projet de « mauvaise opération pour le football ».