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Fifa : Gianni Infantino candidat à sa réélection malgré ses casseroles et la crise

Gianni Infantino, président de la FIFA, se trouve dans une situation délicate, mais il semble déterminé à poursuivre son parcours à la tête de l’organisation. Malgré une crise majeure qui secoue la FIFA et un flot incessant de critiques émanant de diverses fédérations, Infantino a annoncé qu’il se porterait candidat à sa réélection en mars 2027, comme l’a confirmé un porte-parole de l’institution à l’AFP.

Dans une déclaration faite en avril, Infantino avait déjà exprimé son intention de briguer un nouveau mandat. « Bien sûr, rien n’a changé. Gianni Infantino se présentera à sa réélection », a-t-il affirmé. Cependant, son leadership est contesté, notamment en raison de son passé à l’UEFA, où il a été accusé d’opacité dans l’organisation des tirages au sort de la Ligue des champions. Des détracteurs l’accusent d’avoir élaboré un projet controversé visant à transférer les revenus de la Coupe du monde vers une société commerciale, accessible aux investisseurs privés.

Actuellement, Infantino est le seul candidat déclaré pour ces élections. Pour conserver son poste, il devra obtenir une majorité simple des voix des 211 fédérations membres de la FIFA. Son mandat, entamé en 2016 et renouvelé en 2023, avait alors bénéficié d’un soutien significatif de la part des fédérations européennes. Toutefois, ce soutien semble aujourd’hui en déclin. Début août, les confédérations européennes (UEFA), nord-américaine et caraïbes (Concacaf) ainsi qu’asiatique (AFC) ont exprimé leur désapprobation à son égard dans une lettre commune adressée à la « famille du football ». Des fédérations majeures, dont l’Italie, la Suède, l’Écosse et la Nouvelle-Zélande, ont également pris position contre lui, tout comme des collectifs de supporters et d’anciens joueurs.

Malgré ces critiques, Infantino peut compter sur le soutien « à l’unanimité » de la confédération africaine et d’une partie de la confédération sud-américaine, ainsi que de certaines personnalités politiques, dont le président américain Donald Trump. Les candidats à cette élection doivent se faire connaître avant le 18 novembre, et la pression monte sur Infantino alors qu’il navigue à travers ces turbulences.