
Crise à la Fifa : la Fédération belge ne soutiendra pas Infantino en 2027.
La Belgique se joint à un nombre croissant de pays européens qui s’opposent à la reconduction de Gianni Infantino à la présidence de la Fifa. Dans un communiqué publié ce lundi, la Fédération belge de football (RBFA) a annoncé qu’elle ne soutiendra pas le dirigeant controversé du football mondial.
Les raisons de cette opposition sont multiples. La RBFA dénonce notamment un « manque de transparence » et des lacunes dans la « gouvernance » sous l’ère Infantino. La Belgique fait ainsi écho à d’autres nations comme la Norvège, la Suède, l’Écosse et l’Italie, qui ont également choisi de retirer leur soutien à Infantino. En revanche, Philippe Diallo et la Fédération française de football n’ont pas encore pris position sur cette question.
La RBFA, en accord avec l’UEFA, attend des éclaircissements concernant le processus décisionnel entourant le projet avorté d’Infantino, qui visait à placer les revenus de la Coupe du monde dans une société accessible aux investisseurs privés. De plus, la fédération belge réclame une « transparence totale » et des explications sur l’affaire du carton rouge retiré à l’attaquant américain Folarin Balogun lors de la Coupe du monde 2026.
Ce dernier, exclu lors d’un match contre la Bosnie-Herzégovine, avait vu sa suspension levée grâce à l’intervention directe du président américain Donald Trump auprès de Gianni Infantino. Deux mois après cet incident, la présidente de la RBFA, Pascale Van Damme, a exprimé son mécontentement face au silence persistant sur cette affaire.
En ce qui concerne l’avenir de Gianni Infantino, il a confirmé dimanche son intention de briguer un nouveau mandat à la tête de la Fifa en mars 2027, étant pour l’instant le seul candidat déclaré. La présidente de la RBFA a donc demandé que le dossier Balogun soit inscrit à l’ordre du jour de la prochaine réunion du Conseil de la Fifa, prévue pour le 15 octobre.
La gouvernance d’Infantino est au cœur de vives critiques, notamment en raison de son projet de création d’une société commerciale sans consultation préalable. Bien qu’il ait abandonné ce projet face aux réactions négatives, la polémique continue d’entourer sa gestion depuis qu’il a pris la tête de la Fifa en 2016.
