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Christophe Gleizes détenu en Algérie : le pourvoi en cassation rejeté.

Les avocats de Christophe Gleizes, emprisonné depuis un an en Algérie, ont annoncé mercredi le rejet d’un pourvoi en cassation du parquet qui « clôture » la procédure judiciaire. Arrêté en mai 2024 et condamné à sept ans de prison pour « apologie du terrorisme », le journaliste avait retiré un pourvoi en cassation en mars, et la décision de la Cour de cassation « ouvre la voie à une grâce présidentielle ».


Les avocats du journaliste Christophe Gleizes, détenu depuis un an en Algérie, ont annoncé mercredi le rejet d’un pourvoi en cassation du parquet qui « clôture » la procédure judiciaire, ouvrant ainsi la possibilité d’une grâce de la part du président algérien.

Dans un arrêt rendu le 25 mai, la Cour suprême a « définitivement statué ». Elle a « pris acte du désistement du pourvoi » de Christophe Gleizes et a « rejeté au fond » celui introduit par le parquet, comme l’ont précisé les avocats Amirouche Bakouri et Emmanuel Daoud dans un communiqué. « Le débat juridictionnel étant désormais clos, l’avenir de Christophe Gleizes relève à présent des prérogatives discrétionnaires du président » Abdelmadjid Tebboune, ont-ils ajouté, en référence à la grâce demandée pour le journaliste par sa famille.

L’avocat algérien et son collègue français ont exprimé « formellement le vœu » qu’une « mesure de grâce présidentielle soit accordée dans les plus brefs délais, afin d’apporter un dénouement rapide et humain à cette affaire ».

Arrêté en mai 2024 alors qu’il préparait un article sur la Jeunesse Sportive de Kabylie, une équipe de football renommée, le journaliste sportif de 36 ans avait d’abord été placé sous contrôle judiciaire, avant d’être finalement incarcéré le 29 juin 2025 après avoir été condamné à sept ans de prison pour « apologie du terrorisme ». Cette peine avait été confirmée en appel en décembre dernier.

Il avait retiré en mars un pourvoi en cassation, et le dernier obstacle à une éventuelle grâce présidentielle résidait dans le pourvoi déposé par le procureur général. La décision de la Cour de cassation « ouvre la voie à une grâce présidentielle, seule issue pour le drame humain que vivent Christophe Gleizes et sa famille », a réagi Thibaut Bruttin, directeur général de Reporters sans frontières (RSF), qui supervise le comité de soutien à Christophe Gleizes.

« À quelques jours du coup d’envoi de la Coupe du monde », qui commence le 11 juin aux États-Unis, au Mexique et au Canada, « il est indispensable que Christophe retrouve les siens et la tribune presse des stades », a-t-il ajouté.