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Tommy Lee réalise que ses addictions dépassent les limites avec une tentative d’injection de whisky.

Les Mötley Crüe ont relaté leurs excès dans leur autobiographie *Dirt*, qui a ensuite été adaptée au cinéma dans le film réalisé par Jeff Tremaine en 2019. Cependant, il semble que les soirées où ils ont frôlé la mort aient été plus nombreuses que les pages de l’ouvrage publié en 2001.

En 1989, dans une chambre d’hôtel, Tommy Lee, le batteur, a tenté de s’injecter du whisky dans les veines en compagnie de Nikki Sixx, son bassiste. La raison de cet acte ? Ils avaient épuisé toute l’héroïne qu’ils avaient achetée.

Il est fortement déconseillé de s’adonner à de telles pratiques si l’on souhaite rester en vie. Selon le site du centre de désintoxication de Floride ARIA (Addiction Recovery Institute of America), l’alcool administré par voie intraveineuse atteint directement les cellules du cerveau et les autres organes via le sang, sans passer par le processus d’absorption et de filtration, notamment par le foie. Le risque d’intoxication grave à l’alcool est donc considérablement accru.

Cette expérience a conduit l’ex-mari de Pamela Anderson à réaliser qu’il devait solliciter l’aide de spécialistes pour traiter ses addictions.

« C’est à ce moment-là où je me suis dit « OK, on aurait pu juste boire ça, mais à la place on se l’injecte. Ça ne va pas. Quelqu’un va mourir ». Et c’est là que j’ai compris », a déclaré Tommy Lee dans le podcast de Dax Shepard.

Finalement, le groupe a pris la décision collective d’entrer en cure de désintoxication, mais dans des centres séparés, et d’engager un « thérapeute » pour les aider à rester sobres. De cette période de sevrage est né *Dr. Feelgood*, l’un de leurs albums les plus acclamés.

Cependant, rester sobre demeure un défi majeur. Tommy Lee, qui a aujourd’hui 63 ans, avoue avoir des difficultés à se passer d’alcool.

« Trois ans, c’est le plus long que j’ai fait. Le problème, c’est que ça me met en effervescence (d’avoir arrêté), donc je me dis « Oh mon dieu, mec, je suis sobre depuis un an » et du coup je vais le fêter. C’est le putain de problème », a ajouté le rocker, qui a suivi de nombreuses cures de désintoxication et se disait sobre depuis un an en 2023.

Les addictions sont, comme le rappelle l’Inserm, considérées comme des maladies chroniques. Elles touchent toutes les catégories sociales, pas uniquement les rockstars.

Des chercheurs belges du Laboratoire de Psychologie médicale et Addictologie de l’Université libre de Bruxelles ont indiqué en 2020 que « 50 % des patients rechutent dans les trois mois » et que « 70 à 90 % dans l’année » qui suit un sevrage.