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Ashley Graham dénonce les injections amincissantes comme une « gifle » au body positivisme

Ashley Graham, mannequin emblématique du mouvement body positive, a critiqué l’engouement pour les injections d’Ozempic, Wegovy ou Mounjaro en déclarant que ces traitements représentent « une gifle pour les femmes ». Dans un entretien accordé à Marie Claire, elle a estimé que, malgré certains progrès pour les femmes de forte corpulence, « ce médicament ne va pas faire disparaître toute une catégorie de femmes ».


Ashley Graham, mannequin emblématique du mouvement body positive et première femme grande taille à être en couverture de *Sports Illustrated*, a critiqué avec virulence l’engouement pour les traitements Ozempic, Wegovy et Mounjaro.

Dans un entretien publié dans *Marie Claire*, la top-modèle de 38 ans a qualifié ces traitements de « gifle pour les femmes ». Selon elle, ces médicaments, initialement destinés à traiter le diabète ou l’obésité, constituent un recul par rapport aux avancées en matière d’acceptation corporelle.

### Retour en arrière

« C’est vraiment décourageant », a-t-elle déploré. « Il y avait un mouvement qui allait vers l’acceptation du corps, de la positivité, où chacun pouvait être qui il voulait. Et maintenant, on revient complètement en arrière, ce qui ressemble à une gifle pour les femmes qui avaient le sentiment d’avoir une voix. »

Cependant, Ashley Graham a observé « plus de progrès pour les femmes de forte corpulence » que ce que certains pourraient croire. « Cela va de pair avec l’air du temps et les GLP-1 font partie de cette époque… Je sais qu’il y a, et qu’il y aura toujours, des femmes qui seront considérées comme « grande taille » pour toujours », a-t-elle déclaré.

### Un peu d’espoir

Malgré tout, « ce médicament ne va pas faire disparaître toute une catégorie de femmes », a-t-elle affirmé. La maman d’un garçon de six ans estime que cela représente un pas dans la bonne direction pour l’acceptation du corps, tout en notant qu’elle a vu des influenceurs et créateurs de contenu de toutes tailles sur les réseaux sociaux.

Ce qui lui donne de l’espoir ? « Voir que ces filles, qui ont grandi sur les réseaux sociaux dès leur plus jeune âge, arrivent aujourd’hui et disposent d’une tribune pour dire à la jeune génération : « Soyez vous-mêmes, soyez qui vous voulez être. Si vous avez de la cellulite, qu’importe ? » C’est ça, le vrai progrès », a-t-elle conclu.