
Stress hydrique : quatre régions du Maroc doivent réduire les budgets communaux
Les autorités locales mettent en lumière l’importance cruciale de la gestion de l’eau dans la préparation des budgets pour 2027. Face à une crise hydrique qui s’intensifie, des communes des régions de Casablanca-Settat, Rabat-Salé-Kénitra, Marrakech-Safi et Béni Mellal-Khénifra sont appelées à réévaluer leurs priorités budgétaires.
La question de l’eau devient un enjeu central dans les discussions budgétaires des collectivités territoriales. En réponse à une pénurie d’eau alarmante, les responsables incitent les élus à adopter une approche plus rigoureuse dans la planification des dépenses et des projets pour l’année à venir.
Des recommandations ont été formulées par les services provinciaux à l’attention des présidents de communes et des membres des commissions en charge des finances et de la programmation. Ces conseils visent à intégrer la réalité hydrique de chaque territoire dans les décisions budgétaires, tout en ajustant les dépenses aux véritables besoins des populations locales et aux défis auxquels font face les communes.
Alors que les commissions commencent à examiner les projets pour les budgets 2027, il est demandé aux élus de reconsidérer certaines dépenses qui sont souvent reconduites sans réflexion. Les autorités encouragent une réduction des coûts jugés non essentiels et une rationalisation des frais de fonctionnement. En contrepartie, les fonds devraient être réorientés vers des initiatives garantissant un approvisionnement en eau fiable, ainsi que vers l’entretien et le renforcement des infrastructures nécessaires.
Les projets qui visent à atténuer directement les effets de la pénurie d’eau sur les communautés doivent également être priorisés. Dans cette optique, il est demandé aux élus d’éviter d’allouer des crédits à des projets pouvant être différés, surtout s’ils ne sont pas urgents ou ne répondent pas aux besoins fondamentaux des citoyens. Les dépenses liées à des activités non essentielles seront examinées de manière plus rigoureuse avant d’être intégrées dans les budgets.
Cette démarche vise à éviter une dispersion des ressources financières, permettant ainsi aux communes de maintenir une certaine flexibilité pour faire face aux urgences. Les autorités souhaitent également que les décisions budgétaires reflètent les réalités spécifiques de chaque commune, afin d’éviter une approche uniforme qui ne tiendrait pas compte des disparités en matière de ressources en eau.
La préparation des budgets pour 2027 est donc perçue comme une occasion de réajuster les priorités financières en fonction des ressources disponibles et de la pression exercée sur l’eau. Cette situation survient alors que de nombreuses collectivités font face à des coûts croissants liés à la sécurisation de l’approvisionnement et à la maintenance des infrastructures.
Cette nouvelle orientation pourrait entraîner un changement dans la nature des projets inclus dans les budgets des communes. Les initiatives pouvant être reportées pourraient être mises de côté au profit d’investissements directement liés aux services essentiels. Ainsi, pour les collectivités touchées par le stress hydrique, l’élaboration des budgets 2027 devra se concentrer sur la rationalisation des dépenses et la réorganisation des priorités, avec l’eau comme critère central dans les décisions budgétaires.
