Maroc

PAM : 90 têtes de liste, inconnue Lekjaâ dans la liste


Réuni le samedi 25 juillet à Salé, le conseil national du PAM a révélé ses têtes de liste dans 90 des 92 circonscriptions locales. Cependant, c’est une circonscription laissée vacante qui a attiré l’attention : celle de Berkane, où Fouzi Lekjaâ pourrait se présenter, ayant récemment intégré le bureau politique du parti sans qu’il soit encore clair quel rôle il y jouera. Ce ralliement, ainsi que celui de Yanja Khattat, souligne les ambitions du parti.

Le PAM a validé 90 têtes de liste sur 92 circonscriptions. Les circonscriptions de Berkane et Driouch, situées dans l’Oriental, restent pour l’heure inoccupées. Fouzi Lekjaâ, qui n’a jamais été encarté auparavant, a rejoint le bureau politique et pourrait se présenter à Berkane, bien que sa candidature ne soit pas encore confirmée. Yanja Khattat, président de la région de Dakhla-Oued Ed-Dahab et ancien membre de l’Istiqlal, sera candidat à Oued Ed-Dahab. Les deux ralliés siègent au bureau politique en raison de leurs fonctions respectives.

Les trois figures de proue du parti sont en première ligne : Fatima Zahra Mansouri à Marrakech, Mehdi Bensaid à Rabat Océan et Abdellatif Ouahbi à Taroudant Nord. D’après les données fournies par le parti, 52 des têtes de liste, soit 58%, avaient déjà représenté le PAM en 2021, ce qui indique que le parti cherche à défendre son stock de sièges. Parmi les candidats, 49 proviennent du secteur des affaires, 7 sont avocats et 3 notaires, ce qui signifie que près de deux têtes de liste sur trois viennent du monde des affaires ou du droit. Cependant, seulement 7 femmes figurent parmi les têtes de liste locales, représentant 7,8% du total, dans un parti dirigé par une femme.

Le PAM a annoncé, lors de son Conseil national à Salé, la liste de ses candidats aux législatives dans 90 circonscriptions sur 92. Les circonscriptions de Berkane et Driouch restent vacantes pour le moment. Berkane est celle où Fouzi Lekjaâ pourrait se présenter si sa candidature se confirme. La présence de Lekjaâ a suscité un grand intérêt, tout comme celle de Yanja Khattat, président du conseil de la région de Dakhla-Oued Ed-Dahab, qui a quitté l’Istiqlal. Lekjaâ, quant à lui, n’a jamais été membre d’un parti auparavant.

Conformément aux statuts du PAM, ces deux personnalités ralliées intègrent le bureau politique en tant que ministre et président de région, respectivement. Yanja Khattat sera candidat pour le PAM dans la circonscription d’Oued Ed-Dahab et mobilisera son réseau. Bien que Lekjaâ ait intégré le parti et soit devenu membre du bureau politique, sa candidature à Berkane n’est pas encore confirmée. Les deux circonscriptions laissées vacantes se trouvent dans l’Oriental et le Rif oriental, des zones traditionnellement favorables au parti.

La liste des 90 têtes de liste par région est désormais connue, mais il reste à compléter chaque liste pour qu’elle corresponde au nombre de sièges. Les trois figures de la direction nationale sont en première ligne : Fatima Zahra Mansouri à Marrakech, Mehdi Bensaid à Rabat Océan et Abdellatif Ouahbi à Taroudant Nord. Selon les informations fournies par le parti, 52 têtes de liste de 2021 ont été reconduites, représentant près de 58%, tandis que 38 têtes de liste sont nouvelles. Parmi les 90 candidats, on compte 7 femmes têtes de liste locales, 49 profils issus des affaires, dont 42 hommes et femmes d’affaires et 7 entrepreneurs, ainsi que 7 avocats et 3 notaires.

La présence de Lekjaâ dans la salle a captivé l’attention. Dans la photo de groupe, il a été placé au centre, aux côtés de Mansouri, Bensaid et Ouahbi. Cependant, une personnalité de son envergure ne rejoint pas un parti simplement pour une photo ou pour devenir membre de son bureau politique, ni même pour un siège de député. Il a déclaré à Médias24 qu’il s’exprimerait lorsque le moment sera venu. Il reste donc à voir quel rôle il jouera.

Le PAM semble bénéficier d’une dynamique positive, comparable à un voilier qui a levé l’ancre avec des vents favorables. Néanmoins, la question demeure : qui pousse ce navire et qui souffle sur ses voiles ? Chacun aura sa propre réponse. Il est important de ne pas interpréter le soutien dont bénéficie le parti comme une simple opportunité pour quelques ralliements, notamment ceux de Lekjaâ et Khattat. Dans ces deux cas, c’est le parti qui a besoin d’eux, et non l’inverse.

L’engagement personnel des figures influentes est également à noter. Fatima Zahra Mansouri, coordinatrice nationale de la direction collégiale, sera tête de liste à Marrakech, son bastion municipal. Mehdi Bensaid, en charge de la Culture et de la Jeunesse, se présentera à Rabat Océan, une circonscription urbaine exigeante. Abdellatif Ouahbi, ancien secrétaire général et ministre de la Justice, retourne à Taroudant.

En défendant ses acquis et en cherchant à conquérir de nouveaux sièges, le PAM a reconduit 52 candidats de 2021 sur 90, soit 57%. C’est une stratégie d’un parti qui a terminé deuxième en 2021 avec 87 sièges et qui privilégie la conservation de son stock avant d’envisager une expansion. Bien que 38 primo-têtes de liste soient présentes, il reste à déterminer s’il s’agit de sang neuf ou d’une prime accordée à des notables établis.

La sociologie des candidats révèle une prédominance des affaires et du droit. Sur les 90 têtes de liste, 49 proviennent du secteur des affaires, représentant 54% des candidats, auxquels s’ajoutent 7 avocats et 3 notaires. Près de deux têtes de liste sur trois viennent donc du monde des affaires ou des professions juridiques. Cela reflète l’identité profonde du PAM depuis sa création : un ensemble de notabilités locales économiquement puissantes, capables de financer leurs campagnes et de mobiliser des réseaux clientélaires. Certains pourraient y voir une confirmation que la sélection s’opère d’abord sur la capacité électorale et financière, plutôt que sur un profil programmatique.

Le paradoxe féminin est également à souligner. Bien que le PAM soit dirigé par une femme, qui est également maire de Marrakech, et que son conseil national soit présidé par une femme, Najwa Koukous, seules 7 femmes figurent parmi les 90 têtes de liste, soit 7,8%. Ces circonscriptions locales représentent un total de 305 sièges. Le parti renvoie également vers les listes régionales, censées favoriser la représentation féminine en raison de leur composition, qui fourniront 90 députés.

Concernant le Sud, le maillage des trois régions sahariennes, avec des figures influentes comme Yanja Khattat, président de la région Dakhla-Oued Ed-Dahab, Sidi Mohamed Salem El Joumani et Rachid Tamek, ainsi que leurs réseaux respectifs, confirme que le scrutin de septembre aura une forte charge symbolique au Sahara, en lien avec la dynamique diplomatique. En revanche, les deux circonscriptions laissées vacantes, Berkane et Driouch, se situent dans l’Oriental, une région qui est pourtant présentée comme un modèle de continuité.

Il reste à explorer qui sont les écartés de 2021 et où ils se dirigeront. En conclusion, le PAM se positionne pour les élections du 23 septembre comme un parti de gouvernement, défendant ses acquis avec ses notables, ses ministres et ses ressources financières, plutôt que comme une machine de conquête animée par un projet.

Voici la liste des 90 têtes de liste, classée par région et par circonscription :

Tanger-Tétouan-Al Hoceima (8)
Al Hoceima : Mohamed El Hamouti
Tanger-Assilah : Abdellatif El Ghalbzouri
Fahs-Anjra : Abdeslam Chellaf
Tétouan : Mohamed Larbi Ahnine
M’diq-Fnideq : Mohamed Larbi Lmrabet
Larache : Zineb Simou
Chefchaouen : Abdelhafid El Mekkouti (un élu du RNI dont il vient de démissionner).
Ouezzane : Arbi Mharchi

L’Oriental (6 sur 8 circonscriptions)
Jerada : Redouane Bouktaya
Oujda-Angad : Abdelkader Hadouri
Taourirt : Abderrahmane Es-Sahli
Figuig : Hamid Chaya
Nador : Mohamed El Moumni
Guercif : Mohamed El Bernichi
Berkane : non désigné à ce stade
Driouch : non désigné à ce stade

Rabat-Salé-K