
Le Maroc avance vers l’intégration de 18 lanceurs HIMARS dans son arsenal
Le Maroc franchit une étape supplémentaire dans le dossier des lanceurs HIMARS : selon une analyse citée par la source, dix des 18 systèmes destinés aux Forces armées royales apparaissent désormais dans la catégorie « sous contrat » dans le cadre du programme américain de ventes militaires pour l’exercice 2027. Cette évolution confirme l’avancement d’un projet approuvé par Washington en 2023, même si le calendrier des huit lanceurs restants n’est pas encore détaillé.
Un programme validé par Washington en 2023
La source rappelle que la Defense Security Cooperation Agency avait donné son accord de principe en avril 2023 pour une vente potentielle au Maroc de 18 lanceurs M142 HIMARS. L’estimation financière annoncée à l’époque atteignait 524,2 millions de dollars. Le dossier ne concernait pas seulement les véhicules de tir, mais un ensemble plus large de matériels et de services associés.
Parmi les éléments mentionnés figurent 40 missiles tactiques M57 ATACMS, 36 roquettes M31A2 GMLRS Unitary et 36 roquettes M30A2 GMLRS à ogive alternative. Le paquet comprenait aussi neuf véhicules M1152A1, 18 systèmes IFATDS destinés à la transmission de données tactiques pour l’artillerie, ainsi que des moyens logistiques, des véhicules de transport et de récupération, des équipements de communication, des pièces de rechange, de la formation et une assistance technique.
Une capacité de frappe plus mobile et plus profonde
Selon l’analyse relayée par la source, l’intérêt du HIMARS tient à sa combinaison de mobilité, de précision et de portée. Le système peut tirer différents types de munitions selon la mission, ce qui lui permet d’employer des roquettes GMLRS ou un missile ATACMS. Dans les versions évoquées, les ATACMS peuvent atteindre environ 300 kilomètres, ce qui élargit nettement la profondeur d’action de l’artillerie.
Le fait que le lanceur soit monté sur roues est présenté comme un avantage opérationnel important. Après un tir, l’unité peut se déplacer rapidement, ce qui réduit son exposition aux tirs de contre-batterie et complique sa détection. La source indique aussi que, lors de l’annonce américaine de 2023, cette vente potentielle était présentée comme un moyen de renforcer les capacités marocaines face aux menaces actuelles et futures, d’améliorer le contrôle des frontières et de renforcer l’interopérabilité avec les forces américaines.
Une modernisation inscrite dans une artillerie déjà diversifiée
L’arrivée progressive des HIMARS s’inscrirait dans une évolution plus large de l’artillerie marocaine. La source cite déjà la présence de systèmes chinois PHL-03/AR2 et du système israélien PULS au sein des Forces armées royales. Cette coexistence de plateformes d’origines différentes montre une diversification des fournisseurs et des capacités.
La conséquence concrète, telle que décrite par la source, est l’élargissement des options disponibles pour les FAR en matière de portée, de précision et de mobilité. En revanche, un point reste incertain : la documentation américaine ne précise pas encore le calendrier d’intégration des huit lanceurs restants.
Ce qu’il faut retenir
- Dix des 18 HIMARS destinés au Maroc figurent désormais « sous contrat » dans le programme américain de ventes militaires pour 2027.
- Le dossier approuvé en 2023 portait sur 18 lanceurs, des missiles ATACMS, des roquettes GMLRS, des véhicules, des systèmes de communication et du soutien logistique, pour 524,2 millions de dollars estimés.
- La source souligne une modernisation de l’artillerie marocaine, mais le calendrier des huit lanceurs restants n’est pas encore précisé.
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Cette synthèse a été produite automatiquement à partir de la source citée.
