Le courant ne passe pas : l’opposition pénalise la femme.
Driss Lachguar, Premier secrétaire de l’Union Socialiste des Forces Populaires, a déclaré que « l’institutionnalisation du dialogue social » est un acquis à porter au crédit de la présente coalition gouvernementale, mais il a également exprimé son insatisfaction quant aux résultats de ce dialogue. Il a insisté sur le fait que « le but [de la motion de censure] n’était pas de faire tomber le gouvernement, c’était de le juger politiquement ».
Lors de certaines soirées, la télévision dépasse son rôle de simple divertissement pour devenir le cadre d’une véritable joute intellectuelle, reflet d’une époque et espace de réflexion politique. C’est ce qui s’est passé le jeudi 23 avril 2026, lorsque Driss Lachguar, Premier secrétaire de l’Union Socialiste des Forces Populaires, a débattu avec le journaliste Youssef Belhissi dans le studio de la chaîne Al Aoula, lors d’une édition riche du programme « Li Al Hadit Bakiya » — « Le débat continue ».
Sans complaisance ni défensive, le responsable du plus ancien parti de gauche au Maroc a opté pour la clarté. Il a répondu aux questions, fait des rappels, analysé et parfois provoqué — utilisant son style bien à lui, mêlant l’histoire du militantisme socialiste aux enjeux actuels.
La question nationale : du soulagement au devoir d’amplification
L’entretien a débuté sur le sujet qui reste fondamental pour tout Marocain : la question de l’intégrité territoriale et du Sahara marocain. Driss Lachguar a immédiatement fixé le ton, celui d’un homme qui a subi des nuits d’inquiétude et qui perçoit aujourd’hui, avec joie, les premiers signes d’une victoire diplomatique historique.
«Dans notre parti, nous avons l’habitude, deux fois par an, de suivre avec une grande anxiété les discussions au sein des Nations Unies», a-t-il partagé. Cette image évoque les décennies d’incertitudes vécues par les forces progressistes marocaines face à la lenteur et à l’incompréhension du système international. Mais le contexte a évolué.
Pour lui, la résolution 2797 du Conseil de Sécurité marque une rupture qualitative sans précédent.
«Pour la première fois», a-t-il martelé avec conviction, «une résolution du Conseil de Sécurité reconnaît le droit du Maroc sur son Sahara, approuvant l’autonomie comme solution claire à ce différend artificiel». Ce changement de terminologie est significatif : le plan d’autonomie n’est plus simplement une proposition marocaine, il est désormais une position reconnue par l’ONU. La différence est immense, tant sur le plan juridique que moral.
Le développement humain, la justice sociale, la protection des travailleurs ne sont pas de simples éléments d’un discours progressiste — ils représentent son essence même
Le dirigeant ittihadi a également précisé que la prochaine session de l’ONU ne sera pas une session de vote mais de mise en œuvre d’une résolution déjà adoptée — une précision essentielle traduisant la solidité du chemin parcouru. «Nous attendons de ces réunions qu’elles ouvrent la voie à cette activation, car les problèmes dans le monde n’ont pas besoin d’une crise fabriquée continuelle, entretenue par nos adversaires». La formulation est réfléchie : une crise fabriquée. Cela constitue le fil conducteur du discours de Lachguar sur ce dossier — une conviction profonde que la question du Sahara marocain a été instrumentalisée et prolongée artificiellement par des puissances régionales aux intérêts contraires à la stabilité du Maghreb.
Cette ouverture éclaire l’engagement de l’USFP en matière de politique étrangère : un dévouement indéfectible aux institutions nationales et à la diplomatie royale, associé à une capacité d’analyse autonome qui dépasse la simple célébration. L’USFP a toujours agi pour les intérêts supérieurs de la nation. Aujourd’hui, il souhaite triompher avec elle et contribuer à l’amplification de ce succès historique.

La transition vers le dossier social s’est réalisée naturellement, comme si pour Lachguar, la question nationale et sociale étaient les deux faces d’une même pièce. C’est ici que sa vision politique se déploie : le développement humain, la justice sociale, la protection des travailleurs constituent le cœur de son discours progressiste.
Concernant le dialogue social, le Premier secrétaire a pris une position nuancée, illustrant la maturité politique de l’USFP. Il a admis que la reprise de ce dialogue est un acquis attribué à la coalition gouvernementale actuelle — un aveu d’honnêteté intellectuelle contrastant avec une opposition systématique parfois attendue d’un chef de parti. «Je suis satisfait de l’institutionnalisation du dialogue social», a-t-il confié. Il a cependant ajouté : «Je ne suis pas satisfait des résultats de ce dialogue».
La cohérence politique élémentaire exige qu’on ne soit pas indigné en opposition contre ce que l’on a soutenu en coalition
Cette dissociation, bien que simple, est politiquement fondamentale. Elle témoigne d’une capacité à différencier la forme du fond, le processus de ses résultats. L’institutionnalisation du dialogue social — un héritage direct et précieux d’Abderrahmane El Youssoufi, reflet de l’expérience socialiste au gouvernement — est une victoire que l’USFP revendique sans ambiguïté. Mais les résultats pour les travailleurs, les classes moyennes et les plus vulnérables restent en deçà des attentes légitimes d’une population désireuse de plus.
La polémique de l’heure supplémentaire : raison d’État contre populisme ambiant
Le sujet de l’heure supplémentaire a suscité les échanges les plus vifs de la soirée. Le journaliste Belhissi a tenté de pousser Lachguar dans ses retranchements : comment qualifier de « populiste » un débat qui touche pleinement l’opinion publique sans risquer de froisser des millions de Marocains, légitimement critiques de ce dispositif ?
La réponse a été ferme : «Je n’ai pas qualifié tout le débat de populiste. J’ai dit qu’il y en a qui tentent d’en faire une question populiste en portant des jugements à la légère». La distinction est primordiale : ce n’est pas la question qui est populiste, mais la façon dont certains acteurs politiques l’instrumentalisent pour engranger des points sans en assumer la moindre responsabilité.
Lachguar a ensuite rappelé un fait délicat pour plusieurs de ses interlocuteurs : la décision concernant l’heure supplémentaire a été adoptée par un gouvernement dont les partis qui protestent le plus bruyamment étaient membres. Cette argumentation, d’une logique imparable, fait appel à la cohérence politique. On ne peut pas s’insurger contre ce que l’on a soutenu. C’est cette cohérence — rare et exigeante — que Lachguar revendique comme marque distinctive de son parti, fondée sur des principes durables et non sur les caprices électoraux.
Sa proposition est simple : que le gouvernement procède à une étude objective, publie les résultats et prenne ensuite sa décision dans le cadre de ses attributions réglementaires. «Si le peuple s’oppose à cette décision, il la sanctionnera aux prochaines élections. C’est ainsi que fonctionne la démocratie». Démocratie, responsabilité, transparence — trois notions que Lachguar défend comme des piliers d’une culture de gouvernance que la gauche porte comme un étendard.
Le bilan gouvernemental : lucidité sans complaisance, critique sans nihilisme
Sur la question du bilan gouvernemental, l’entretien a atteint un sommet analytique. Lachguar a défendu ce qu’il appelle « l’opposition responsable » — une position rigoureuse, refusant à la fois la flagornerie envers le pouvoir et le nihilisme parfois présent dans le discours d’opposition.
Il a commencé par des démarches courageuses : reconnaître les progrès. «On ne peut pas ignorer l’élargissement de la couverture médicale touchant des millions de personnes. On ne peut pas négliger le doublement des investissements publics pour ce mandat. Nous ne pouvons pas ignorer les bons chiffres des investissements étrangers». Les mots de Lachguar ne sont pas anodins, ils témoignent d’une culture politique élevée — celle qui place l’intérêt supérieur de la nation au-dessus des intérêts partisans immédiats.
Mais le réquisitoire n’a pas tardé, précis et implacable. Concernant l’emploi, Lachguar a rappelé la promesse gouvernementale d’un million de postes nets, tout en signalant l’écart avec la réalité : «Ce qui s’est passé, c’est que le nombre de postes perdus à cause des sécheresses a fait que le bilan se révèle insuffisant. Le ministre du Commerce et de l’Industrie a déclaré sur cette chaîne que si l’on devait noter les performances en matière d’emploi, cela donnerait 10 sur 100, c’est-à-dire 1 sur 10». Cet argument est dévastateur, car il provient du gouvernement lui-même. Lachguar retourne les aveux ministériels contre leurs auteurs.
Sur la croissance, la sévérité est identique : «Nous avons été dans une période où ils promettaient plus de 4%, mais nous n’avons pas atteint 3,4% durant l’ensemble du mandat». Le contexte international difficile, bien qu’existant, ne saurait servir d’excuse aux promesses faites en pleine connaissance des réalités prévisibles.
Concernant la participation économique des femmes, la constatation est frappante : «Ce gouvernement avait promis de porter le taux de femmes actives à 30%. Dans son propre bilan, il admet n’avoir atteint que 19% — nous avons donc reculé par rapport à la période précédant son arrivée». Ce recul n’est pas un simple chiffre, c’est un marqueur idéologique montrant que là où le gouvernement prétend promouvoir l’égalité, les chiffres racontent une toute autre histoire.

Un des moments les plus éclairants de la soirée a été la réponse de Lachguar à l’accusation lancée par plusieurs journalistes : celle d’exercer une « opposition romantique » ou « douce », jugée trop tiède pour peser sur les politiques publiques.
Le Premier secrétaire a rejeté cette évaluation avec une conviction indiscutable. Il se positionne fermement contre cette tendance — qui nourrit parfois le discours d’opposition — de noircir la réalité, de dépeindre le Maroc comme un pays sans ressources ou avenir. «Je ne suis pas nihiliste pour prétendre que ce gouvernement a causé des dommages. Je suis un homme responsable». Et d’ajouter, avec franchise : «Ce gouvernement a gâché une opportunité».
Cette nuance est crucialement importante. Gâcher une opportunité équivaut à des échecs, sans pour autant décrire la destruction d’un pays. Entre ces deux assertions s’étend un champ de critique politique responsable et lucide. Ce registre exigeant, fondé sur des faits plus que sur des émotions, est la marque distinctive de l’USFP. Ce n’est pas une opposition de posture, mais de fond.
L’écart est énorme entre se revendiquer social-démocrate pour séduire l’électorat et l’être véritablement dans les actes, les politiques d’investissement et la compréhension du rôle de l’État au service des plus vulnérables
La motion de censure : l’occasion manquée et les responsabilités partagées
La question de la motion de censure a été abordée avec une gravité sincère. Lachguar a souhaité clarifier les faits : le groupe parlementaire ittihadiste a été l’initiateur et le porteur de cette motion, avec l’intention de soumettre le gouvernement à une évaluation. «Le but n’était pas de faire tomber le gouvernement, mais de le juger politiquement — ce gouvernement qui se vante d’un mandat populaire tout en évitant d’envoyer son chef devant le Parlement pour rendre des comptes».
Cependant, cette initiative, louable dans son principe, s’est heurtée aux calculs divergents des différentes composantes de l’opposition. Certains partis ont préféré passer par des commissions d’enquête — un choix que Lachguar a jugé constitutionnellement erroné dans le contexte actuel. D’autres ont conditionné leur soutien à l’inclusion du Parti de la Justice et du Développement — une ligne rouge que l’USFP ne pouvait pas franchir sans trahir ses principes. «Nous ne pouvons pas collaborer avec une opposition qui nuit aux droits des femmes, qui ne reconnaît pas que la femme est égale à l’homme en droits et devoirs».
Cette déclaration mérite attention. Non pas un argument tactique pour le débat télévisé, mais une conviction morale ancrée dans la pensée politique de l’USFP depuis ses origines. Elle établit une frontière claire entre deux visions du Maroc de demain.
Le « tout-vert » politique : quand la démocratie est en danger
Un autre moment fort de la soirée a été l’avertissement de Lachguar contre ce qu’il appelle l’«hégémonisme politique» — cette concentration du pouvoir entre trois partis contrôlant le gouvernement, les collectivités territoriales et les instances électives.
«Si demain nous retournons aux urnes et que les trois ou quatre premiers partis sont ceux au gouvernement, nous avons tué la démocratie.». Cette assertion est directe et fondée : dans toute démocratie, il existe un équilibre entre ceux qui gouvernent et ceux qui font opposition. Lorsque cet équilibre est rompu, la démocratie devient une façade. C’est ce glissement que Lachguar refuse d’accepter — non par intérêt partisan, mais par conviction démocratique.
«Ce que j’appelle le « tout-vert » politique — lorsque tout est entre leurs mains — anéantit la capacité d’action de l’opposition». C’est une menace non seulement pour l’opposition, mais aussi pour le pays. Une opposition exsangue déséquilibre le pouvoir, ce qui conduit à une démocratie sans essence.
La solution qu’il appelle de ses vœux est claire : un rééquilibrage institutionnel, garantissant une opposition forte et représentative, ainsi que la protection de la pluralité politique, condition sine qua non de toute vitalité démocratique durable.
L’héritage idéologique : quand la droite libérale emprunte le vocabulaire socialiste
Un des passages les plus révélateurs et savoureux a été lorsque Lachguar a parlé, avec ironie, de l’accaparement du discours social-démocrate par des partis fondamentalement libéraux.
«La preuve est là : notre programme est celui appliqué aujourd’hui. Ils deviennent tous sociaux-démocrates, alors qu’hier, ils évoluaient dans des références purement libérales». Ajoutant, avec malice : «Certains d’entre eux se définissent comme sociaux-démocrates — ce qui n’est pas vrai».
L’argument est puissant, touchant à l’essence même de la crédibilité politique. Il existe une distorsion fondamentale entre revendiquer une identité social-démocrate pour séduire un électorat et l’incarner véritablement dans les actes et les choix politiques, en particulier dans le soutien aux plus vulnérables. Lachguar illustre cela par un exemple frappant : «Regardez la différence dans le soutien à l’investissement. Des sommes considérables ont soutenu un petit nombre de grandes entreprises, alors que pour les TPE et PME, on atteignait à peine 400 millions de dirhams».
Ce fossé entre le discours et la réalité est, pour Lachguar, une démonstration que le tournant social annoncé n’est qu’une façade pour camoufler des politiques qui, dans leur essence, servent les grandes fortunes et les intérêts établis.
Le Parti : entre renouveau organisationnel et mémoire militante
La santé interne du Parti a été un point central de l’entretien. Les journalistes ont confronté Lachguar à des critiques récurrentes : vieillissement des instances dirigeantes, manque de renouvellement des cadres, faible présence des jeunes et retard numérique.
Sa réponse, mélange de franchise et de fierté militante, est venue rappeler qu’il y a 55 000 militants avec leurs cotisations à jour, un réseau solide de sections locales, de délégations régionales et une implantation syndicale dans des domaines clés de l’économie. Ces réalités ne reflètent pas toujours seulement les résultats électoraux.
Pour Lachguar, la présence d’un parti ne se décrit pas uniquement par ses scores électoraux. Un parti peut subir des cycles électoraux difficiles tout en étant enraciné dans la société — dans les syndicats, les associations, les quartiers et les universités. C’est, selon lui, la réalité de l’USFP aujourd’hui.
Concernant la Jeunesse ittihadie, il a fermement rejeté les stéréotypes véhiculés sur les réseaux sociaux, en soulignant son engagement dans la fondation et l’épanouissement de cette organisation. Pour répondre aux doutes, il a mis en avant des éléments concrets : la Jeunesse ittihadie préside aujourd’hui l’organe de la Jeunesse Socialiste Arabe et occupe des positions centrales au sein de la Jeunesse Socialiste Internationale — des acquis concrets témoignant d’un rayonnement que les polémiques internes ne peuvent occulter.
L’USFP est actuellement capable d’investir les réseaux internationaux de gauche pour défendre les causes nationales, dans des espaces où la diplomatie officielle peut parfois être limitée
La diplomatie parallèle : quand l’Internationale socialiste devient un instrument de la cause nationale
Un aspect discret mais essentiel de l’action de l’USFP est sa diplomatie partisane — la capacité d’encadrer les réseaux internationaux pour porter les causes nationales là où la diplomatie officielle ne peut pas toujours agir pleinement.
Driss Lachguar a évoqué, avec une certaine fierté, le travail réalisé au sein de l’Internationale socialiste, notamment lors du congrès de Barcelone organisé par Pedro Sánchez. «Lors du congrès de Barcelone, le Polisario n’a pas eu le droit d’entrer, en raison de la présence de l’association “Sahraouis pour la Paix”, qui s’était approprié notre position sur l’autonomie».
Cet épisode résume des années d’efforts patients et stratégiques. Une diplomatie discrète, construite sur la constance et l’habileté. L’USFP n’a pas seulement défendu la cause nationale sur le plan intérieur; il l’a promue au sein des arènes internationales contre les relais algériens et polisarien, mobilisant arguments, alliances et rapports de force.
Une dimension souvent méconnue du public, mais qui démontre une véritable capacité à ancrer la cause nationale dans les dynamiques politiques internationales avec efficacité.
La participation politique de la diaspora : une promesse solennelle
La question de la participation électorale des Marocains résidant à l’étranger, soulevée par plusieurs téléspectateurs, a amené une réponse claire de Driss Lachguar.
Il a souligné que l’USFP est le seul parti à avoir proposé, lors des concertations avec le ministère de l’Intérieur, un mécanisme concret permettant à environ cinq millions de Marocains dans le monde de prendre part aux élections législatives. La proposition consiste en la création d’une liste nationale pour la diaspora, similaire aux listes régionales réservées aux femmes — un dispositif offrant une représentation directe au sein de la Chambre des représentants.
Interrogé avec insistance — «Vous vous engagez, si vous arrivez en tête aux législatives, à concrétiser cette représentation ?» — Lachguar a répondu par un «oui» sans ambiguïté, tout en rappelant les contraintes constitutionnelles inhérentes à tout système de coalition. «C’est une promesse, car nous défendrons cette position».
À l’approche des élections, cet engagement prend une importance particulière. Les Marocains à l’étranger représentent une force économique et humaine majeure — un potentiel électoral à mobiliser pour redessiner significativement les équilibres politiques nationaux.
L’avenir de la gauche : entre réalisme stratégique et espoir militant
La question la plus délicate — l’état de la gauche marocaine — a été abordée sous divers angles par les téléspectateurs. Driss Lachguar a répondu avec lucidité.
Il a admis que «la gauche au Maroc montre un certain éparpillement, conséquences des égoïsmes de son histoire». Mais immédiatement, il a tenu à nuancer : ces turbulences ne sont pas spécifiques au Maroc, elles touchent également les États-Unis et l’Europe. Ce n’est pas une singularité, mais plutôt une crise structurelle du modèle progressiste face aux mutations du capitalisme globalisé.
Avisant à créer une fédération de la gauche avec le Parti du Progrès et du Socialisme, Lachguar a voulu rectifier une compréhension erronée. Il a lui-même initié l’idée en se rendant au siège du PPS pour proposer une dynamique commune. Si ce projet n’a pas encore abouti, ce n’est pas par manque de volonté, mais en raison de certains comportements observés dans l’opposition, notamment lors de la motion de censure, qui ont freiné l’établissement d’un climat de confiance.
Pourtant, l’espoir est toujours présent. Lachguar s’y accroche fortement : «Nous travaillons toujours pour surmonter cette situation. Nous espérons le meilleur pour l’avenir».
Mehdi Ouassat


