
Le chef de l’ONU souligne le potentiel économique africain de la ZLECAf, des fintechs et des énergies vertes
Lors de l’ouverture du forum « Unstoppable Africa », António Guterres a présenté le continent africain comme un espace de croissance appelé à peser davantage dans l’économie mondiale. Selon le secrétaire général de l’ONU, cette dynamique repose sur plusieurs atouts mesurables, mais elle dépend aussi d’investissements plus importants et d’une meilleure conservation de la valeur ajoutée sur place.
Un potentiel économique mis en avant par l’ONU
Le chef de l’ONU a décrit l’Afrique comme un marché évalué à 3 000 milliards de dollars, doté de 30 % des ressources minérales mondiales et de 60 % du potentiel solaire de la planète. Dans son intervention, il a insisté sur le fait que ces éléments renforcent l’attrait du continent pour les investisseurs, au moment où les économies africaines cherchent à passer d’une logique d’exportation de matières premières à des activités plus créatrices de valeur locale.
António Guterres a également souligné un changement de perspective : il ne s’agirait plus seulement de faire des affaires sur le continent, mais de construire des partenariats avec lui. Cette évolution, selon lui, suppose des investissements plus profonds et des modèles économiques qui profitent davantage aux acteurs locaux.
Fintech, énergies propres et ZLECAf au cœur des perspectives
Parmi les secteurs jugés les plus prometteurs, le secrétaire général a cité les énergies propres et les nouvelles technologies. Il a aussi mentionné la finance et les industries culturelles comme des domaines touchés par cette transformation. La fintech occupe une place particulière dans son analyse : il l’a présentée comme le principal secteur africain pour attirer des capitaux d’investissement.
Autre élément mis en avant, la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) devrait, selon les chiffres cités, atteindre 230 milliards de dollars d’échanges cette année. Cette projection illustre l’importance croissante des échanges intra-africains, dans un contexte de tensions commerciales internationales qui poussent les pays du continent à diversifier leurs modèles de développement.
Réforme financière et financement du développement
Au-delà des opportunités de marché, António Guterres a appelé à une réforme de l’architecture financière internationale. D’après lui, les règles actuelles doivent mieux répondre aux besoins des pays en développement. Il a aussi demandé davantage de financements climatiques ainsi que des investissements ciblés vers les jeunes et les femmes.
Le forum réunit plus de 2 000 chefs d’entreprise, innovateurs et investisseurs du monde entier. Son objectif affiché est de favoriser des accords et de lancer des véhicules d’investissement capables de retenir davantage de valeur sur le continent africain. La source ne précise toutefois pas quels engagements concrets ont été conclus à ce stade.
Ce qu’il faut retenir
- António Guterres a présenté l’Afrique comme un marché de 3 000 milliards de dollars, riche en ressources minérales et en potentiel solaire.
- La fintech, les énergies propres et la ZLECAf figurent parmi les principaux leviers de croissance évoqués par le chef de l’ONU.
- Il a appelé à plus de financements climatiques, à une réforme financière internationale et à des investissements en faveur des jeunes et des femmes.
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