La rencontre nationale des femmes ittihadies : échanges fructueux prévus.
L’USFP a organisé, du 16 au 18 avril 2026, une rencontre nationale au Complexe Moulay Rachid pour l’enfance et la jeunesse à Bouznika, sous le thème «Le changement aux côtés des femmes est assurément bénéfique et aisé ». Les travaux se sont étalés ainsi sur deux journées intenses, alternant séances plénières, ateliers thématiques et débats ouverts.
L’USFP a organisé une rencontre nationale du 16 au 18 avril 2026 au Complexe Moulay Rachid pour l’enfance et la jeunesse à Bouznika, intitulée « Le changement aux côtés des femmes est assurément bénéfique et aisé ». Cet événement a réuni des responsables et militantes ittihadies de différentes provinces et régions du Maroc, illustrant une mobilisation militante, une réflexion collective et un engagement renouvelé en faveur des droits des femmes, de leur rôle dans le développement et dans le projet politique, économique et sociétal du parti des forces populaires.
Le choix de Bouznika et du Complexe Moulay Rachid, symbole dédié à l’enfance et à la jeunesse, témoigne de la volonté de l’USFP d’inscrire son action dans une vision progressiste tournée vers les générations futures. Le slogan choisi souligne que la participation active des femmes est non seulement un impératif de justice et d’équité, mais aussi un levier essentiel pour tout projet de transformation démocratique et sociale au Maroc.
Les travaux se sont déroulés sur deux journées intenses, alternant séances plénières, ateliers thématiques et débats ouverts, permettant aux participantes de discuter des défis majeurs auxquels fait face la femme marocaine aujourd’hui. Parmi ces défis figurent la participation politique des femmes, la parité dans les instances élues, les droits économiques et sociaux, l’emploi féminin, l’autonomisation économique, ainsi que la lutte contre les violences faites aux femmes et les nécessaires réformes législatives.
Les débats ont mis en lumière le rôle de l’USFP en tant que parti d’opposition constructive et engagée, tout en prenant en compte les perspectives d’action militante pour les futures échéances politiques. L’allocution d’ouverture du Premier secrétaire de l’Union socialiste des forces populaires, Driss Lachguar, a souligné que cette rencontre reflète l’engagement envers la promotion des femmes ittihadies aux côtés de leurs camarades masculins. Il a également insisté sur l’importance cruciale de cet événement pour le renforcement de la place de la femme dans le déploiement militant du parti.
Le premier jour a débuté avec la thématique « La femme marocaine entre les acquis constitutionnels et les enjeux de la représentativité politique », animée par Fadwa Rajouani. Les discussions ont abordé la contribution de l’USFP aux acquis constitutionnels des femmes, la participation politique et la réalité vécue, ainsi que la nécessité d’une action et d’une direction féminine pour reconstruire le rôle politique des femmes.
Les travaux ont également inclus des ateliers, tels que celui sur les techniques de campagne électorale, dirigé par Fouzia Lahriga, un autre sur la communication et le plaidoyer politique animé par Atika Jebrou, et un atelier sur l’habilitation juridique mené par Imane Razi, avec la participation de la rapporteuse Khadija Keniane.
La deuxième journée a été consacrée aux enjeux économiques et sociaux à l’aube des échéances électorales, dirigée par Manal Ettakal et reportée par Naïma Mekaoui. Manal Ettakal a souligné que cet événement se déroule dans un contexte de nombreux enjeux économiques et sociaux conséquents, affirmant la nécessité de transformer les slogans et promesses en actions concrètes en reconnaissant le rôle central de l’action féminine.
Un axe a mis en avant le rôle des femmes face aux enjeux de développement et de justice sociale. Souâd Bennour, professeur en sciences juridiques, a souligné le lien entre les questions féminines et la justice sociale, affirmant que le débat sur l’État social doit inclure le rôle des femmes. Elle a également critiqué les disparités entre les espaces urbains et ruraux, questionnant ainsi la capacité de l’État à instaurer une justice sociale efficace.
La troisième séance a été centrée sur des expériences et des témoignages féminins, dirigée par Hanane Rihab et rapportée par Leila Bouhou. Des intervenantes ont partagé leurs expériences parlementaires, communales, régionales, professionnelles, associatives et syndicales.
La séance de clôture a été présidée par Mustapha Aoujab, président du Conseil national. Au terme de cette rencontre nationale, l’événement de Bouznika a démontré la vitalité militante de l’USFP et sa détermination à promouvoir les revendications des femmes marocaines. Les participantes ont réaffirmé leur attachement aux valeurs de la gauche démocratique et progressiste, et leur engagement à œuvrer pour une pleine citoyenneté des femmes dans tous les domaines.
Rachid Meftah.

