Maroc

Huit morts après des frappes israéliennes près de Beyrouth

L’armée israélienne a visé mercredi trois voitures au sud de Beyrouth, faisant huit morts, et a intensifié ses frappes malgré la trêve en cours depuis le 17 avril. Depuis le 2 mars, au moins 2.882 personnes ont été tuées au Liban, dont 200 enfants, selon le ministère de la Santé.


L’armée israélienne a ciblé mercredi trois véhicules au sud de Beyrouth, dont deux sur une autoroute très fréquentée, entraînant la mort de huit personnes. Des frappes ont également été réalisées plus au sud malgré la trêve qui dure depuis le 17 avril, selon les autorités libanaises. Israël a intensifié ses frappes au Liban depuis la semaine dernière, alors que les deux pays sont censés entamer ce jeudi à Washington une nouvelle session de négociations sous l’égide des États-Unis. Huit personnes, dont deux enfants, ont perdu la vie dans les frappes visant trois voitures situées à environ vingt kilomètres au sud de Beyrouth, d’après le ministère de la Santé.

Deux véhicules ont été touchés sur l’autoroute très fréquentée reliant Beyrouth au sud du pays, et un troisième a été visé sur une route adjacente, selon l’Agence nationale d’information (ANI) et des photographes de l’AFP. Un photographe de l’AFP a observé une voiture brûlée sur l’autoroute et des secouristes transportant un corps. Samedi, des frappes similaires avaient déjà frappé deux voitures sur cette autoroute. Israël continue ses frappes sur le Liban malgré la trêve, affirmant cibler le Hezbollah pro-iranien. Mardi, 13 personnes avaient été tuées dans des frappes sur des localités du sud, portant le nombre total de décès à 380 depuis le début de la trêve, selon le même ministère.

Simultanément, l’armée israélienne a mené mercredi des frappes dans le sud, principalement dans la région de Tyr, après avoir ordonné l’évacuation des habitants de six villages. Le Liban avait sollicité lundi les États-Unis pour qu’ils exercent des pressions sur Israël afin qu’il mette fin à ses frappes avant les négociations. Le Hezbollah, qui a revendiqué mercredi plusieurs attaques contre les troupes israéliennes sur son territoire, s’oppose à ces discussions. Mardi, son chef Naïm Qassem a averti qu’il transformerait la bataille en « enfer » pour Israël. Depuis l’implication du Hezbollah dans la guerre régionale le 2 mars, au moins 2.882 personnes ont été tuées, dont 200 enfants, selon le ministère de la Santé. Selon le Hezbollah, ce bilan inclut ses membres décédés.