Maroc

Crise migratoire à Sebta : Albares applaudit la réponse rapide du Maroc


Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a exprimé sa reconnaissance envers les autorités marocaines pour leur collaboration face à l’afflux exceptionnel de migrants à Sebta, où environ 50.000 personnes sont arrivées de manière irrégulière. Lors d’une interview diffusée le 3 août 2026 sur la chaîne publique RTVE, il a souligné que le Maroc avait agi rapidement pour contenir cette situation et faciliter le retour des migrants.

Albares a déclaré : « Les faits sont que, dès le début, le Maroc a proposé sa coopération pour tenter d’empêcher ce flux de personnes et, surtout, pour qu’elles retournent immédiatement. » Il a précisé avoir été en contact avec son homologue marocain et d’autres autorités dès les premiers instants de la crise. Ces derniers ont rapidement manifesté leur volonté de déployer des forces policières pour contrôler les arrivées.

Le ministre a qualifié les événements à Sebta de « fait inédit », tout en notant que le retour en 48 heures de ces 50.000 personnes, « avec la pleine collaboration du Maroc », représentait également une situation sans précédent. Il a assuré que la ville de Sebta retrouvait progressivement une normalité et que tous les migrants seraient rapatriés grâce à l’aide marocaine.

Par ailleurs, Albares a dénoncé une campagne de désinformation qui aurait amplifié les répercussions de la récente décision du Tribunal suprême espagnol, intervenue début juillet, concernant le refoulement des migrants arrivant par la mer. Il a évoqué une « activité inhabituelle » sur les réseaux sociaux qui aurait déformé cette décision et souligné une « synchronisation de l’internationale réactionnaire » pour amplifier les événements.

Le ministre a critiqué certains États et responsables politiques, y compris en Espagne, pour ne pas avoir été à la hauteur des enjeux. Il a plaidé pour une gestion conjointe de la situation entre l’Europe et le Maroc, en affirmant : « L’Afrique et l’Europe sont deux continents très différents, et cette situation doit être gérée conjointement avec le Maroc, dans un esprit de solidarité européenne. »