
Un Australien modifiait à distance la température de la Tesla de son ex
En Australie, un homme a été condamné pour avoir utilisé à distance l’application liée à une Tesla afin de harceler son ex-compagne. L’affaire illustre comment un véhicule connecté peut devenir un outil de contrôle dans un contexte de violences conjugales, avec des effets concrets sur la sécurité et la santé psychologique de la victime.
Un véhicule connecté détourné après la rupture
Selon les éléments rapportés dans la procédure citée par The Guardian, l’homme, âgé de 50 ans et installé à Sydney, avait persuadé sa compagne d’enregistrer la voiture à son nom en lui faisant croire qu’il l’aiderait à se familiariser avec la technologie du véhicule. Après la séparation, il aurait conservé ou repris l’accès au profil utilisateur associé à la voiture et s’en serait servi pour agir à distance.
Les enquêteurs indiquent qu’il a modifié les réglages de climatisation, en alternant entre une chaleur excessive et un froid extrême. Ils mentionnent aussi l’activation du mode Valet, qui limite la vitesse du véhicule à 40 km/h. D’après les rapports de police cités dans le dossier, ces manipulations ont créé des risques de sécurité pour la conductrice sur la route.
Un harcèlement inscrit dans une violence plus large
L’affaire ne se limite pas à l’usage du véhicule. Les pièces de la procédure décrivent un climat de violence qui aurait duré quatre ans, avec des agressions physiques et des menaces répétées. La victime aurait notamment été suivie puis bloquée dans la rue, avant d’entendre des propos destinés à lui faire comprendre que son ex-partenaire gardait un accès à sa voiture et à ses informations.
Les enquêteurs affirment que la victime n’avait plus aucun contrôle sur son véhicule après la prise de possession du profil par son ancien compagnon. Ils relèvent un stress important, une souffrance psychologique et des craintes pour sa sécurité physique. Un épisode de strangulation survenu en 2021 est également mentionné dans le dossier, la victime ayant alors perdu connaissance et pensé qu’elle allait mourir.
Une condamnation pénale et un appel
Reconnu coupable de 30 infractions liées à des violences intrafamiliales, l’homme a été condamné par le tribunal de Parramatta à deux ans et trois mois de prison ferme, avec une période de sûreté de 15 mois. Le juge Peter Feather a estimé que l’ensemble des faits visait à établir une domination et à imposer la soumission de la victime.
L’intéressé a fait appel. La source précise aussi qu’il avait déjà été sanctionné par la justice fédérale australienne pour des faillites frauduleuses et pour l’exploitation de travailleurs étrangers vulnérables, ce qui éclaire son parcours judiciaire sans modifier les faits jugés dans cette affaire.
Ce qu’il faut retenir
- Un homme de Sydney a été condamné pour avoir utilisé à distance l’application d’une Tesla afin de harceler son ex-compagne.
- La procédure décrit des manipulations du chauffage, de la climatisation et du mode Valet, avec un impact direct sur la sécurité de la victime.
- Le tribunal de Parramatta a prononcé deux ans et trois mois de prison ferme, avec 15 mois de sûreté, et l’homme a interjeté appel.
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