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Togo : Deux Français détenus autorisés à quitter le territoire

Les deux réalisateurs français, Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani, vont enfin pouvoir quitter le Togo après une période d’incertitude. Le Quai d’Orsay a annoncé, ce jeudi, qu’ils avaient obtenu l’autorisation de quitter le pays d’Afrique de l’Ouest, où ils avaient été arrêtés fin juillet.

Selon un communiqué de la diplomatie française, « Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani, arrêtés au Togo le 27 juillet 2026, ont reçu une décision de mise en liberté provisoire le 1er septembre, leur permettant de quitter le territoire ». Bien que leur retour en France ne soit pas encore confirmé, cette nouvelle a été accueillie avec soulagement par leurs proches et le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, qui a œuvré activement pour leur libération.

Les deux réalisateurs, accompagnés de leur collaborateur togolais Fred Vedomey, avaient été appréhendés dans le nord du Togo alors qu’ils filmaient un épisode de « Les routes de l’impossible », une série documentaire diffusée sur France Télévisions. Ils avaient été placés en détention à Lomé.

À la fin du mois d’août, la justice togolaise avait accordé une libération sous contrôle judiciaire à Sebastian Perez Pezzani, en raison de problèmes de santé, lui permettant de recevoir des soins à Lomé, bien que son passeport ait été confisqué. Des médias togolais ont rapporté mardi que la liberté provisoire avait également été accordée à Gaël Mocaër et Fred Vedomey, information confirmée par leur avocat, Martial Akakpo, le lendemain.

Les conditions de leur liberté provisoire, y compris les éventuelles restrictions concernant leur départ du Togo, n’ont pas été précisées jusqu’à présent. Les trois hommes sont accusés de « fausses déclarations », des accusations qu’ils contestent, selon leur avocat. Les autorités togolaises ont indiqué qu’elles disposaient de « indices graves » contre eux, évoquant des « irrégularités dans la préparation et l’exécution » de leur mission. Elles leur reprochent notamment de ne pas avoir obtenu les autorisations nécessaires, ce que leur société de production réfute, affirmant qu’ils étaient en règle.

De plus, la justice togolaise les accuse d’avoir utilisé un drone dans le nord du pays, une région où la situation sécuritaire est préoccupante. Depuis fin 2021, cette zone est confrontée à des incursions de djihadistes provenant du Burkina Faso, un pays touché par des attaques de groupes liés à Al-Qaïda et à l’État islamique.