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Mutinerie au Niger : la France dément les accusations de Niamey

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a fermement démenti les allégations du Niger selon lesquelles la France aurait encouragé une mutinerie parmi les militaires. Lors d’une interview accordée à la radio RFI, il a qualifié ces accusations de « pures fantaisies » et a précisé qu’il n’y avait eu ni « intention » ni « moyen » de la part de la France pour soutenir une telle révolte.

Cette déclaration fait suite à une tentative de mutinerie déjouée la semaine dernière par le régime militaire nigérien, avec l’assistance de ses alliés russes. La télévision publique du Niger avait, dès le week-end précédent, insinué une implication française sans fournir de preuves concrètes.

Le Conseil des ministres nigérien a, quant à lui, affirmé dans un communiqué que cette mutinerie avait été orchestrée par un réseau de complices sous l’égide de la France. Le gouvernement a également annoncé qu’il se réservait le droit de porter l’affaire devant la justice internationale. En réponse, Barrot a souligné que ces accusations ne faisaient que refléter une tendance habituelle à attribuer à la France des responsabilités qui n’existent pas.

Le Niger est actuellement dirigé par le général Abdourahamane Tiani, qui a pris le pouvoir à la suite d’un coup d’État en juillet 2023. Depuis lors, il a renforcé ses liens avec la Russie, devenant un partenaire stratégique pour le pays. C’est la première fois que le régime de Tiani est confronté à une telle dissension interne. Niamey, en proie à des tensions avec son ancien colonisateur, la France, continue de l’accuser de tenter de déstabiliser le pays, des allégations que Paris rejette catégoriquement.