
Les Etats-Unis intensifient la pression sur Cuba, l’accusant de « subversion »
Les États-Unis intensifient leur pression sur Cuba. Un nouveau rapport de la diplomatie américaine, publié lundi, dénonce une infiltration au sein de l’appareil d’État cubain, son influence marxiste ainsi qu’une « internationale anti-américaine. »
Depuis le renversement en janvier du dirigeant vénézuélien Nicolas Maduro, un allié de La Havane, le gouvernement de Donald Trump fait planer la menace d’une intervention directe contre cette île située à environ 150 kilomètres des côtes de Floride.
Accusations en tout genre
Cuba aurait mené une « longue guerre d’usure organisée autour de l’espionnage, de l’infiltration, du sabotage, des réseaux parallèles et d’une infrastructure révolutionnaire conçue pour tourner l’Amérique contre elle-même », estime le département d’État dans son rapport.
Washington affirme que Cuba a réussi à infiltrer « pendant des décennies, sans être détecté », sa diplomatie et son ministère de la Défense, et ce « au plus haut niveau. » Les exemples d’agents cubains infiltrés à Washington, déjà connus, sont nombreux, comme celui d’Ana Montes, analyste des services de renseignement militaires américains, qui était en réalité une espionne pour Cuba, arrêtée en 2001. La CIA, de son côté, a tenté à plusieurs reprises d’assassiner des dirigeants cubains.
Liens avec des collectifs de gauche
Le rapport publié lundi accuse également le gouvernement communiste d’avoir « construit un vaste réseau révolutionnaire » sur le sol américain, allant des Black Panthers d’hier à la gauche radicale d’aujourd’hui. Il affirme que Cuba entretient encore des liens avec « de puissantes associations de gauche, des collectifs anti-ICE », la décriée police de l’immigration, ou encore des « groupes socialistes » – le département d’État reprenant là la même rhétorique du chiffon rouge utilisée par Donald Trump depuis quelques semaines pour dépeindre ses opposants en extrémistes.
Le président Donald Trump déclare que Cuba représente « une menace extraordinaire » pour la sécurité nationale des États-Unis. Il a plusieurs fois menacé d’en « prendre le contrôle. » Son chef de la diplomatie Marco Rubio, d’origine cubaine et à la tête de cette campagne, a affirmé en mai que les États-Unis étaient « déterminés » à imposer un changement dans l’île communiste.
