
Italie : Une fille meurt d’une maladie presque disparue, ses parents ne la vaccinent pas contre l’autisme.
Une tragédie s’est produite à l’Hôpital Civico de Palerme, en Italie, où une fillette de 4 ans, Anna Rosa Bartolotta, a perdu la vie à cause de la diphtérie. Son décès, survenu dans la nuit de mercredi à jeudi, soulève des questions inquiétantes sur la vaccination, car l’enfant n’avait pas reçu ses injections à la naissance, comme le rapporte le Palermo Repubblica.
Les premiers signes de la maladie sont apparus en début de semaine dernière, avec de la fièvre et des vomissements. Ses parents, pensant qu’il s’agissait d’une simple grippe, n’ont pas immédiatement réagi. Cependant, un pédiatre, après l’avoir examinée, a recommandé une hospitalisation en raison d’une suspicion de diphtérie. Cette infection, qui attaque le système respiratoire, est particulièrement contagieuse et peut entraîner des complications graves si elle n’est pas traitée rapidement avec des antibiotiques. Un œdème peut survenir, mettant en danger la vie du patient.
Malheureusement, les parents ont attendu trois jours avant d’amener leur fille aux urgences, alors qu’elle était déjà dans un état critique. Malgré les soins intensifs, incluant des médicaments administrés par voie intraveineuse et une hémodialyse pour éliminer les toxines, Anna Rosa Bartolotta a succombé à une insuffisance multi-organique. Le directeur médical de l’hôpital a indiqué que, bien que les résultats de l’Institut supérieur de santé soient encore attendus, les analyses préliminaires pointent vers la diphtérie comme cause du décès.
Ce cas tragique marque le premier enregistrement de diphtérie en Italie depuis une décennie. Cette maladie avait presque disparu grâce à la vaccination obligatoire pour les enfants de moins de 16 ans. Dans le cas d’Anna Rosa, ses parents avaient refusé de la vacciner, persuadés que le vaccin avait causé un cas d’autisme dans leur famille.
Suite à cette situation alarmante, le parquet de Palerme a ouvert une enquête et a ordonné une autopsie. Les autorités sanitaires italiennes, à travers le conseil régional de la Société italienne d’hygiène, de médecine préventive et de santé publique, soulignent l’importance cruciale de la vaccination. « Nous ne pouvons pas nous permettre de baisser notre garde », a déclaré un représentant de cette institution.
Il est à noter qu’un cousin autiste de la fillette a également été hospitalisé avec des symptômes similaires, mais il n’est pas dans un état grave, ayant été vacciné. Cette situation met en lumière les enjeux de santé publique liés à la vaccination et ses conséquences sur la vie des enfants.
