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Inondations meurtrières au Népal : un troisième rescapé vivant extrait du tunnel

Les opérations de secours se poursuivent intensément au Népal, où les équipes de sauvetage ont récemment réussi à extraire un troisième survivant des tunnels ensevelis, suite aux inondations dévastatrices survenues le 26 août dernier dans l’Himalaya. Ce samedi, l’armée népalaise a annoncé que Luhaitao, un citoyen chinois, a été retrouvé à 225 mètres à l’intérieur du tunnel du barrage de Trishuli-1. Les images diffusées montrent le miraculé, visiblement épuisé et couvert de boue, en train d’être évacué par hélicoptère, accompagné d’un médecin qui surveille son état de santé.

Vendredi, les secours avaient déjà réussi à sortir deux ouvriers népalais, Sanjay Sah, 30 ans, et Kabir Maharjan, 45 ans, d’un autre tunnel, celui du chantier du barrage Trishuli-3. Sanjay a raconté avoir été parmi une quarantaine de personnes au moment de la crue, précisant qu’il n’a pas eu le temps de fuir. Les autorités avaient initialement estimé qu’une centaine de travailleurs pouvaient être bloqués dans ce tunnel.

En parallèle, une femme de 64 ans, Chandrika Shrestha, a été retrouvée vivante dans une maison à Betrawati. Les services du Premier ministre ont indiqué qu’elle avait été découverte inconsciente et évacuée vers un hôpital de Katmandou, sans fournir d’autres détails sur son état.

Depuis le début des opérations, des dizaines de sauveteurs népalais, soutenus par des experts d’Inde, de Chine et de Corée du Sud, explorent activement les tunnels des centrales hydroélectriques et des chantiers, ensevelis par l’immense vague d’eau, de glace et de débris provoquée par l’effondrement d’un glacier. Ce désastre a causé la mort de 1.375 personnes et laissé plus de 5.600 disparus dans les deux pays, dont plusieurs centaines de touristes et d’ouvriers étrangers.

Au Népal, le bilan fait état de 1.344 morts, parmi lesquels 269 femmes, 489 hommes et 87 enfants, tandis que le reste des victimes reste non identifié. Shisir Khanal, ministre népalais des Affaires étrangères, a qualifié cette tragédie de « tsunami himalayen », soulignant l’ampleur des dégâts.

Face à cette catastrophe, l’ONU a lancé un appel d’urgence pour récolter près de 50 millions de dollars afin de répondre aux besoins essentiels de 84.000 victimes. Les agences onusiennes ont averti que « le temps joue contre eux », car les inondations ont détruit presque toutes les ressources nécessaires à la survie des sinistrés.