
Inondations au Népal et au Tibet : Plus de 1.000 morts, de nombreux disparus
Le drame qui a frappé le Népal et le Tibet suite à l’effondrement d’un glacier continue de faire des ravages, avec un bilan humain qui ne cesse de grimper. Six jours après cet événement tragique, le nombre de victimes a franchi la barre des 1.000 morts, un chiffre qui témoigne de l’ampleur de la catastrophe.
Les opérations de secours se poursuivent dans un contexte de désespoir croissant. Près de 4.500 personnes restent portées disparues, et les équipes de secours s’efforcent de fouiller les décombres à la recherche de survivants. Les efforts se concentrent particulièrement sur plusieurs tunnels où une centaine d’ouvriers, travaillant sur des chantiers de barrages, pourraient s’être réfugiés. Malgré l’utilisation d’explosifs et de machines lourdes, les sauveteurs n’ont jusqu’à présent pu récupérer que quelques corps. « Nous concentrons nos efforts sur ces tunnels, notre travail continue », a déclaré Raja Ram Basnet, porte-parole de l’armée.
Pour épauler les équipes népalaises, des spécialistes en provenance d’Inde, de Chine et de Corée du Sud ont rejoint les opérations. L’autorité népalaise en charge des situations d’urgence a mobilisé 20.000 sauveteurs, qui ont déjà évacué près de 12.000 victimes. Dans le district de Nuwakot, les équipes s’emploient à déblayer les villages ensevelis sous la boue.
Du côté chinois, plus de 2.000 sauveteurs sont également engagés dans la recherche de survivants et dans la rétablissement des communications dans les zones touchées. Leur priorité est de rouvrir la route menant au poste-frontière de Gyirong.
Le dernier bilan, bien que provisoire, fait état de 1.003 morts, dont 987 au Népal et 16 en Chine. Les autorités des deux pays signalent également que 4.462 personnes sont toujours portées disparues, dont 3.916 au Népal et 546 au Tibet. Parmi ces disparus figurent de nombreux touristes, pèlerins et ouvriers étrangers, avec 583 au Népal provenant de plus de 30 pays et 261 en Chine issus de 23 pays. Face à la saturation des morgues, les autorités népalaises ont décidé d’autoriser l’enterrement des premières victimes pour des raisons sanitaires, sans attendre leur identification formelle.
