Hantavirus à bord du « MV Hondius » : évacuations en cours aux Canaries
Les premières évacuations des près de 150 passagers et membres d’équipage du navire de croisière MV Hondius ont débuté ce dimanche matin dans un port de l’île de Tenerife, dans les Canaries, et devraient durer jusqu’à lundi. Tous les passagers du MV Hondius, parti le 1er avril d’Ushuaïa en Argentine, sont considérés comme des « contacts à haut risque » et devront faire l’objet d’une surveillance pendant quarante-deux jours, selon l’OMS.
Les premières évacuations des près de 150 passagers et membres d’équipage du navire de croisière *MV Hondius*, où un foyer d’hantavirus a été détecté, ont commencé ce dimanche matin dans un port de l’île de Tenerife, aux Canaries, et devraient se poursuivre jusqu’à lundi. Un premier avion a déjà décollé pour évacuer des occupants du navire. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a confirmé six cas d’hantavirus parmi huit cas suspects, dont trois personnes sont décédées de ce virus, connu mais rare, pour lequel il n’existe ni vaccin ni traitement.
« Le débarquement des passagers espagnols et d’un membre de l’équipage espagnol commence », a déclaré à 10h30 (heure de Paris) le ministère espagnol de la Santé sur Telegram. Une journaliste de l’AFP a observé cinq personnes assises à l’arrière d’un zodiac, portant des masques FFP2. En tout, plus d’une centaine de personnes sont prévues pour être évacuées dans les heures à venir du *MV Hondius*, arrivé vers 7 heures dans le petit port de Granadilla de Abona, dans le sud de Tenerife.
**Les passagers rapatriés par avion depuis Tenerife**
Vers 08h30, des fonctionnaires du ministère espagnol de la Santé « sont montés à bord du navire » pour procéder à un examen médical de la centaine d’occupants, a précisé la ministre espagnole de la Santé, Mónica García, lors d’un point presse. « Ils sont tous asymptomatiques », a-t-elle ajouté. Les passagers sont donc transférés du *MV Hondius* vers la terre ferme, par groupes de cinq, d’où ils seront immédiatement conduits à l’aéroport de Tenerife-Sud, situé à une dizaine de minutes, pour être rapatriés vers leur pays d’origine.
Les vols de rapatriement s’enchaîneront, à commencer par les 14 Espagnols qui seront mis en quarantaine dès ce dimanche dans un hôpital militaire de Madrid, suivis des passagers à destination des Pays-Bas, du Canada, de la Turquie, de France, du Royaume-Uni, d’Irlande et des États-Unis, a détaillé Mónica García. « Le dernier vol est prévu pour demain, un vol à destination de l’Australie », a averti la ministre espagnole face aux journalistes.
**« Aucun contact » avec la population et quarantaine**
Le gouvernement central à Madrid a répété que le dispositif mis en place garantissait qu’il n’y aurait « aucun contact » avec la population locale tout au long de la chaîne de traitement. Une zone maritime d’exclusion temporaire a notamment été instaurée autour du navire de croisière à son arrivée, et le trajet au sol a été « isolé ». Cependant, tous les occupants ne descendront pas aux Canaries, car une partie de l’équipage restera à bord du navire, qui continuera sa route vers les Pays-Bas, son pays d’immatriculation.
À ce jour, tous les passagers du *MV Hondius*, qui a quitté Ushuaïa en Argentine le 1er avril, sont considérés comme des « contacts à haut risque » et devront être surveillés pendant quarante-deux jours, selon l’OMS. L’organisation rappelle que la situation actuelle n’est pas comparable à celle du début de l’épidémie de Covid-19 en 2020.
Les autorités sanitaires de plusieurs pays ont ainsi intensifié leurs efforts ces derniers jours pour retrouver les cas contacts afin de les isoler et de procéder à des tests, dans le but de remonter la chaîne de contamination et de l’endiguer.

