Guerre en Ukraine : La confiance en Poutine ne change pas en Europe.
Le président russe Vladimir Poutine a proposé de nommer l’ex-chancelier allemand Gerhard Schröder comme médiateur dans la guerre en Ukraine ce lundi 11 mai 2026. Selon l’Union européenne, « depuis le début de la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine, près de 20.500 enfants ukrainiens » auraient été « transférés de force ».

Vous n’avez pas suivi les derniers développements concernant la guerre en Ukraine ? 20 Minutes vous résume l’essentiel chaque soir. Voici les informations clés du lundi 11 mai 2026, au 1.538e jour du conflit.
Le fait du jour
Suite à la proposition du président russe Vladimir Poutine de désigner l’ancien chancelier allemand Gerhard Schröder comme médiateur dans le conflit ukrainien, et en évoquant même la possibilité que la guerre « touche à sa fin », les dirigeants européens ont exprimé leur scepticisme ce lundi.
« Gerhard Schröder a été lobbyiste pour les entreprises publiques russes, ce qui explique clairement pourquoi Poutine souhaite le nommer. Il ne serait pas très judicieux de permettre à la Russie de désigner un négociateur en notre nom », a déclaré Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne.
Le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, a émis des doutes sur les déclarations de Vladimir Poutine, les qualifiant de « leurre ». « S’il anticipait la fin de cette guerre, pourquoi ne mettrait-il pas simplement un terme au conflit ? Il contrôlerait alors le calendrier », a-t-il déclaré depuis Kiev, soulignant que Poutine avait tendance à « jouer avec des cartes truquées » chaque fois qu’il était question de trêve en Ukraine.
Selon Boris Pistorius, le président russe, aux prises avec des pertes militaires croissantes et des gains territoriaux modestes, « cherchait à détourner l’attention de ses propres faiblesses ».
La déclaration du jour
« La dynamique de la guerre change »
C’est Kaja Kallas qui a exprimé ces mots. La cheffe de la diplomatie de l’UE a affirmé ce lundi que la dynamique du conflit évoluait en faveur de l’Ukraine. « L’Ukraine se trouve dans une bien meilleure position qu’il y a un an », a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse.
Elle a notamment évoqué « les pertes record de Moscou sur le champ de bataille », les « frappes profondes » réalisées par Kiev sur le territoire russe et les modestes commémorations du 9 mai 1945 à Moscou, où il n’y avait pas d’équipement militaire. Selon Kaja Kallas, le président russe Vladimir Poutine n’a « jamais été dans une telle position de faiblesse ».
Le chiffre du jour
24. C’est le nombre de personnes (16) et d’organisations russes (7) qui ont été sanctionnées pour avoir transféré de force des enfants ukrainiens en Russie ou dans les territoires ukrainiens occupés, a annoncé l’Union européenne ce lundi. Parmi les entités visées, certaines sont liées au ministère russe de l’Éducation, accusées d’endoctrinement, d’enseignement idéologique et de militarisation des mineurs. Ces entités se voient imposer un gel de leurs avoirs en Europe, et les personnes sanctionnées ne peuvent pas entrer dans l’Union européenne.
Notre dossier sur la guerre en Ukraine
« Depuis le début de la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine, près de 20.500 enfants ukrainiens » auraient été « transférés de force », a dénoncé l’UE. Selon un responsable européen, environ 210 sites auraient été identifiés en Crimée et en Russie, notamment en Sibérie, où ces opérations de « désukrainisation » et « d’effacement culturel » seraient menées.
À ce stade, environ 2.100 enfants auraient été restitués à leurs familles, dont une centaine grâce à la médiation internationale, selon la même source, sous couvert d’anonymat.
La tendance
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré ce lundi que les combats avec l’armée russe se poursuivaient malgré un cessez-le-feu de trois jours négocié par les États-Unis, accusant la Russie de ne pas vouloir mettre fin à la guerre qui dure depuis quatre ans.
« Aujourd’hui, il n’y a pas eu de calme sur le front ; des combats ont eu lieu. Nous avons tout documenté », a affirmé Volodymyr Zelensky dans son allocution du soir, à quelques heures de la fin de la trêve. « Nous constatons également que la Russie n’a aucune intention de mettre fin à cette guerre. Malheureusement, elle prépare de nouvelles attaques », a-t-il déploré.

