Guerre en Ukraine : Kiev impose un « cessez-le-feu » pour des élections, le RN contesté
L’Ukraine n’organisera des élections qu’après « un cessez-le-feu » et l’obtention de « garanties de sécurité », selon Volodymyr Zelensky. Au Parlement européen, le Rassemblement National et Jordan Bardella ont voté contre le prêt de 90 milliards d’euros accordé à l’Ukraine par l’Union européenne.

Vous avez manqué les derniers développements concernant la guerre en Ukraine ? 20 Minutes résume pour vous chaque soir. Voici l’essentiel de ce mercredi 11 février, au 1.448e jour du conflit.
Le fait du jour
Ce mercredi soir, Volodymyr Zelensky a rappelé que l’Ukraine n’organisera des élections qu’après un « cessez-le-feu » et l’obtention de « garanties de sécurité ». Cette déclaration fait suite à un article du Financial Times qui évoquait la possibilité d’un scrutin à la mi-mai, sous la pression de Donald Trump.
« Nous passerons aux élections quand toutes les garanties de sécurité nécessaires seront en place », a déclaré le président ukrainien lors d’une conférence de presse en ligne. « C’est très facile à faire : instaurez un cessez-le-feu et il y aura des élections », a-t-il ajouté.
Depuis longtemps, la Russie exige le départ de Zelensky, arguant qu’il n’y a pas eu d’élection depuis quatre ans et le début du conflit.
La déclaration du jour
« Au Parlement européen, le Rassemblement National et Jordan Bardella votent contre le prêt européen à l’Ukraine. Sans ce prêt, c’est simple : l’Ukraine s’effondre. À nouveau, ils agissent en relais de Poutine et trahissent l’intérêt vital de l’Europe et de la France »
Ce mercredi, Jordan Bardella, président du Rassemblement national et du groupe des Patriotes au Parlement européen, a voté contre le prêt de 90 milliards d’euros accordé à l’Ukraine par l’Union européenne, ce qui a suscité la colère d’autres élus français. Pierre-Romain Thionnet, eurodéputé RN et proche de Jordan Bardella, a contesté toute forme de lâchage de l’Ukraine. Le Rassemblement national critique le « montage » de ce prêt, y voyant des « dérogations trop larges » pour des achats d’armes en dehors de l’Europe.
Le chiffre du jour
1.417. C’est le nombre d’Africains, originaires de 35 pays, qui ont été recrutés dans l’armée russe pour combattre en Ukraine, selon le collectif All Eyes on Wagner (AEOW) qui a pu les identifier. D’après le groupe d’investigation, 316 de ces soldats ont perdu la vie sur le front.
« Le phénomène de recrutement de ressortissants africains ne constitue pas un épiphénomène isolé, mais bien l’ossature d’une stratégie délibérée et organisée », affirme le rapport, notant que cette situation survient alors que la guerre se prolonge et que Moscou doit « faire face à une pénurie d’hommes ».
La tendance
Le PDG de TotalEnergies a déclaré mercredi qu’il respecterait l’interdiction des importations de gaz naturel liquéfié (GNL) russe en Europe prévue à l’automne 2027, en précisant que ces volumes pourraient facilement être remplacés. « On a toujours dit clairement qu’on suivrait les règles qui seront adoptées », a indiqué Patrick Pouyanné lors d’un point presse sur les résultats financiers du groupe.
Notre dossier sur la guerre en Ukraine
Début décembre, un accord a été trouvé entre eurodéputés et États européens pour interdire toutes les importations de gaz russe dans l’UE à l’automne 2027, dans le but de priver Moscou d’une source de financement pour sa guerre en Ukraine.
Alors que l’Europe s’efforce de réduire ses approvisionnements de gaz russe par gazoducs, elle s’est également tournée vers le GNL transporté par navire, déchargé dans des ports, regazéifié, puis injecté dans le réseau européen. La part du gaz russe dans les importations de gaz naturel de l’UE est tombée de 45 % en 2021 à 19 % en 2024.

