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Guerre au Sud-Liban : Pourparlers de Rome pour un retrait israélien incertain

Le Liban s’apprête à reprendre des négociations avec Israël, ce mardi à Rome, sous l’égide des États-Unis. L’objectif principal de ces pourparlers est d’organiser des retraits progressifs des forces israéliennes présentes dans le sud du pays.

Un accord-cadre, signé fin juin, a déjà été établi entre les deux nations lors d’une sixième session de discussions. Ce document stipule le déploiement de l’armée libanaise dans des « zones pilotes » qui seront évacuées par Israël, qui maintient encore une occupation partielle du sud libanais, à condition que le Hezbollah, soutenu par l’Iran, soit désarmé.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a encouragé les délégations libanaise et israélienne à travailler de manière constructive pour mettre en œuvre cet accord. Lors de récentes discussions, il a rencontré Simon Karam et Yehiel Leiter, les chefs des délégations respectives.

L’armée libanaise a commencé son déploiement dans la première zone pilote, Zawtar al-Gharbiya, le 21 juillet, permettant ainsi aux habitants de revenir dans cette localité. Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a souligné lors d’une réunion du cabinet, rapportée par le ministre de l’Information Paul Morcos, que des efforts étaient en cours pour obtenir des retraits israéliens successifs, visant un retrait total à terme.

Les États-Unis ont annoncé qu’une septième session de pourparlers se tiendrait à Rome du 4 au 6 août. Ces discussions devraient aborder l’extension des zones pilotes, la résolution des questions frontalières en suspens et la création d’un accord de paix et de sécurité global, alors que les deux pays demeurent techniquement en guerre.

Cependant, l’ambassadeur américain au Liban, Michel Issa, a souligné la nécessité d’une mise en œuvre « responsable » de l’accord-cadre, avertissant que des avancées trop rapides pourraient compromettre la sécurité des civils, qui sont censés bénéficier de ce processus. Il a insisté sur l’importance d’établir un « mécanisme clair et pratique » avant de progresser.

Le Hezbollah, de son côté, a fermement rejeté cet accord et refuse de désarmer. Son chef, Naïm Kassem, a déclaré que les négociations directes avec Israël n’apporteraient que « honte et humiliation », tout en accusant le président libanais d’aggraver les divisions internes au lieu de jouer le rôle d’arbitre.

Le mouvement chiite a également entraîné le Liban dans un conflit régional en attaquant Israël le 2 mars, en soutien à Téhéran, ce qui a conduit à des frappes aériennes israéliennes massives et à une offensive terrestre. Bien que les violences aient diminué depuis juin, des frappes sporadiques continuent d’être signalées à Beyrouth, qui dénonce également des explosions dans le sud du pays.