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Guerre au Moyen-Orient : La France ne s’exprime pas sur l’occupation israélienne du Liban.

Un haut responsable militaire iranien a jugé mardi qu’une reprise de la guerre contre les Etats-Unis est « inévitable ». Selon le chef de la diplomatie française, « rien ne peut justifier » la poursuite des opérations militaires et une occupation prolongée d’Israël au Liban.

Un haut responsable militaire iranien déclare qu’une guerre contre les Etats-Unis est « inévitable »

Un haut responsable militaire iranien a qualifié mardi de « inévitable » la reprise de la guerre contre les Etats-Unis, alors que les discussions entre Téhéran et Washington pour mettre un terme durable aux hostilités au Moyen-Orient semblent stagner.

« Les Etats-Unis exigent notre capitulation totale et la nation iranienne ne capitulera jamais », a déclaré Mohammad Jafar Assadi, un adjoint du commandement interarmée Khatam al-Anbiya. « Sans capitulation, la guerre est inévitable. Donc nous attendons et la guerre ne nous fait pas peur », a-t-il ajouté, selon des propos rapportés par la télévision d’Etat (Irib).

La France affirme que « rien ne peut justifier » l’occupation prolongée d’Israël au Liban

Le chef de la diplomatie française a déclaré ce mardi que « rien ne peut justifier » la continuation des opérations militaires et l’occupation prolongée d’Israël au Liban, alors qu’Israël et le Hezbollah poursuivaient leurs affrontements dans la nuit, malgré l’annonce par Donald Trump d’un accord.

« Il est hors de question que le Liban soit en quelque sorte une victime expiatoire d’un accord qui peine à se conclure entre l’Iran et les Etats-Unis », a souligné Jean-Noël Barrot sur France TV, après s’être entretenu lundi soir avec son homologue américain Marco Rubio.

Israël mène des frappes sur le Liban durant la nuit

Des frappes israéliennes ont visé durant la nuit les villages de Marwaniyeh, Sidiqine, Yater et Mansouri dans le Sud du Liban, selon l’Agence libanaise officielle Ani. Une « très violente détonation » a également été entendue à Debbine.

Plus tôt lundi, l’armée israélienne a frappé plus de 40 localités dans le Sud, notamment près d’un hôpital à Tyr, causant des dégâts et plusieurs blessés, selon l’Ani.

Le Hezbollah attaque des chars et des soldats israéliens

Le Hezbollah a revendiqué une attaque à la roquette contre un char israélien à Hadatha, dans le sud du Liban, affirmant sur Telegram lutter contre « l’avancée des forces israéliennes ». Le mouvement pro-iranien a également indiqué que des combattants avaient visé quatre chars et des soldats israéliens lundi soir.

De son côté, l’armée israélienne a rapporté avoir intercepté tôt ce mardi deux projectiles en provenance du Liban, sans faire état de blessés.

Le président libanais dénonce l’« agression féroce » d’Israël

Joseph Aoun, le président libanais, a déclaré lundi que les négociations entre Israël et le Liban à Washington ce mardi représentent « le seul moyen de mettre fin à la guerre », dénonçant l’« agression féroce » d’Israël qui intensifie son offensive contre le Hezbollah.

Nouveau cycle de négociations entre Libanais et Israéliens à Washington

Alors que les combats se poursuivent, un nouveau cycle de négociations entre Libanais et Israéliens est prévu ce mardi et mercredi à Washington.

Ce cycle de pourparlers, qui se déroule sans la participation du Hezbollah, implique des émissaires des deux pays qui n’ont pas de relations diplomatiques, et représente le quatrième round depuis le début de la guerre au début du mois de mars.

En dépit de l’optimisme de Trump, les violences persistent au Liban

Donald Trump a assuré lundi que le Hezbollah avait « accepté d’arrêter de tirer sur Israël et ses soldats ». Il a également ajouté : « De même, Israël a accepté de cesser de tirer sur eux ». Le Liban a annoncé que le Hezbollah avait accepté une proposition américaine de « cessation mutuelle des attaques ». Toutefois, sur le terrain, Israël et le Hezbollah ont continué leurs affrontements durant la nuit de lundi à mardi.

Trump aurait négocié un répit pour Beyrouth

Lundi, Israël a menacé de frapper le Hezbollah dans son fief de la banlieue sud de Beyrouth, provoquant la fuite d’habitants. Le Premier ministre Benyamin Netanyahou a justifié cette menace par des « violations répétées du cessez-le-feu » de la part du mouvement pro-iranien, ainsi que des attaques contre son pays.

D’après le média américain Axios, Donald Trump a qualifié Benyamin Netanyahou de « complètement fou » lors d’une conversation téléphonique, l’accusant de compromettre les négociations de paix avec l’Iran. Il a déclaré sur son réseau Truth Social avoir demandé à le dirigeant israélien de « ne pas déclencher de raid majeur sur Beyrouth », et que ce dernier avait accepté de « faire demi-tour de ses troupes ».

Différences entre Washington et Téhéran sur l’état des négociations

Pour parvenir à un accord, Donald Trump a affirmé lundi que « les discussions continuaient à un rythme rapide avec la République islamique d’Iran ». Cette déclaration contredit celle de l’agence de presse iranienne Tasnim, qui a rapporté que Téhéran avait rompu le dialogue indirect avec Washington, notamment en raison de l’offensive israélienne au Liban.

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Un accord entre l’Iran et les Etats-Unis reste difficile à trouver pour établir la paix, tandis que le risque d’une reprise des combats entre ces deux acteurs s’intensifie en raison des opérations militaires israéliennes contre le Hezbollah au Liban. Téhéran conditionne tout accord de cessation des hostilités à un cessez-le-feu au Liban.