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Guerre au Moyen-Orient : des nappes d’hydrocarbure repérées à Ormuz après des tirs américains sur des pétroliers

Des images satellites prises au-dessus du golfe d’Oman montrent des traces compatibles avec des nappes d’hydrocarbures près du détroit d’Ormuz, à une vingtaine de kilomètres des côtes iraniennes. Leur apparition intervient après la destruction de plusieurs pétroliers par l’armée américaine, mais les éléments disponibles ne permettent pas d’établir avec certitude l’origine exacte de la pollution.

Des traces visibles près d’une zone sensible

Les clichés issus du programme européen Copernicus, analysés jeudi, font apparaître des traînées brunâtres et sinueuses à la surface de l’eau. Elles ont été observées mercredi puis jeudi dans une zone proche de récifs coralliens et de sites classés au titre de la convention Ramsar, qui protège des zones humides d’importance internationale.

La source précise toutefois que des images satellites, à elles seules, ne suffisent pas à confirmer la présence d’hydrocarbures ni à identifier leur provenance. Cette prudence est importante, car d’autres phénomènes marins peuvent parfois produire des formes visuellement proches.

Des experts jugent l’hypothèse pétrolière la plus probable

Plusieurs spécialistes cités dans l’article estiment néanmoins que la piste d’une pollution par hydrocarbures est la plus crédible. Vincent Kerbaol, de la société française CLS, évoque de « forts indices » en faveur d’une pollution probablement liée à des navires. Leon Moreland, chercheur au CEOBS, considère lui aussi que les structures observées sont « très probablement » des nappes d’hydrocarbures.

Leur appréciation repose sur l’aspect des traces, leur forme et leur dispersion, ainsi que sur l’absence d’indices suggérant une prolifération d’algues ou de phytoplancton. L’ONG américaine Skytruth arrive à une conclusion similaire, tout en restant dans le registre de la probabilité et non de la certitude.

Les spécialistes rappellent aussi que la durée de présence de ces traces dépend du produit concerné. Selon Vincent Kerbaol, des carburants volatils peuvent s’évaporer en trois ou quatre jours, alors qu’un pétrole brut peut rester plus longtemps dans l’environnement.

Un possible lien avec les pétroliers coulés, sans preuve définitive

Deux des traces observées semblent commencer près des dernières positions connues des pétroliers Riesco et Kylo, coulés les 8 et 5 septembre. L’article rappelle que, le 8 septembre, l’armée américaine a annoncé avoir détruit cinq pétroliers, dont quatre dans le golfe d’Oman, en réponse à des tirs de missiles balistiques des Gardiens de la révolution iraniens contre un navire de guerre américain.

Le Riesco, un navire de 240 mètres, aurait pris feu avant de sombrer, selon des images diffusées par l’armée américaine. Son dernier signal recensé par le service Marinetraffic remonte à mardi à 22 heures GMT, à proximité d’une extrémité de la nappe la plus proche des côtes. Leon Moreland estime que, compte tenu de la localisation et de la chronologie, ce navire pourrait probablement être à l’origine d’une partie de la pollution.

Malgré ces recoupements, l’article souligne qu’aucune preuve directe ne permet encore d’affirmer un lien certain entre les pétroliers coulés et les traces détectées par satellite.

Ce qu’il faut retenir

  • Des traces compatibles avec des hydrocarbures ont été repérées près du détroit d’Ormuz, dans le golfe d’Oman, à environ 20 kilomètres des côtes iraniennes.
  • Des experts de CLS, du CEOBS et de Skytruth jugent l’hypothèse d’une pollution pétrolière probable, mais sans confirmation définitive.
  • L’article relie ces observations à la destruction de pétroliers par l’armée américaine, tout en précisant qu’aucun lien certain n’est établi à ce stade.

Source : consulter l’article d’origine.

Cette synthèse a été produite automatiquement à partir de la source citée.