
Guerre au Moyen-Orient : 73 blessés dans l’attaque des Houthis en Arabie saoudite
Des frappes sans précédent ont été menées par les Houthis sur le sol saoudien, ciblant des infrastructures clés telles que l’aéroport international d’Abha et des installations de la compagnie pétrolière Aramco. Cette offensive, qui a eu lieu mardi, est considérée comme la plus significative contre l’Arabie saoudite depuis plusieurs années, entraînant 73 blessés parmi la population civile, selon les autorités de Riyad, qui ont promis une riposte.
Le conflit au Yémen, qui a redémarré en juillet dernier dans un contexte de tensions régionales croissantes, a vu les Houthis, soutenus par l’Iran, intensifier leurs attaques contre des cibles en Arabie saoudite. Ces actions font suite à la rupture d’un cessez-le-feu en 2022, et ont provoqué des incendies sur plusieurs sites, perturbant temporairement certaines opérations, comme l’a indiqué le ministère saoudien de l’Énergie.
Lundi, les Houthis avaient accusé l’Arabie saoudite de bombardements ciblant leurs positions, alors que les hostilités s’intensifient. Les rebelles ont récemment lancé une offensive pour avancer vers le détroit stratégique de Bab el-Mandeb, une voie maritime cruciale reliant l’Asie à l’Europe.
Les combats dans le sud-ouest du Yémen ont causé la mort de plus de 300 personnes depuis jeudi dernier. Le détroit de Bab el-Mandeb, devenu encore plus vital depuis le début des hostilités au Moyen-Orient et le verrouillage par l’Iran du détroit d’Ormuz, est un point névralgique pour le transit maritime.
Le Yémen, en proie à la guerre depuis 2014, est désormais le dernier pays à se retrouver impliqué dans ce conflit régional exacerbé par les tensions entre les États-Unis, Israël et l’Iran. La guerre a déjà causé des centaines de milliers de victimes et a plongé la nation dans une crise humanitaire sans précédent. Le cessez-le-feu de 2022, qui avait apporté un semblant de paix, a été rompu en juillet, laissant place à une escalade des hostilités. Les Houthis poursuivent leurs attaques contre les installations militaires et les zones sous contrôle gouvernemental, tout en annonçant un blocus maritime contre l’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, affectant ses navires et infrastructures, y compris une raffinerie.
