Grèce : Une île à vendre pour moins de 250.000 euros, évaluée à 8 millions d’euros.
L’île de Makri, qui compte près de 7 km de littoral et des reliefs boisés, sera mise aux enchères en novembre prochain à partir de 247.000 euros. L’île, située au cœur de la mer Ionienne, s’étend sur 98 hectares et est soumise à des restrictions très importantes qui en limitent l’exploitation.
Vous avez 250 000 euros de côté et souhaitez devenir propriétaire d’une île ? C’est possible en Grèce ! L’île de Makri, qui possède près de 7 km de littoral et des reliefs boisés, sera mise aux enchères en novembre prochain à partir de 247 000 euros, selon BFMTV. Ce prix semble dérisoire compte tenu de son estimation initiale, fixée à huit millions d’euros en 2022.
La valeur de cette île de 98 hectares, située au cœur de la mer Ionienne, a chuté principalement à cause des restrictions importantes qui limitent son exploitation. Lors d’une première mise en vente en 2021, le prix avait été évalué en partant du principe qu’aucun obstacle majeur ne freinerait les possibilités d’aménagement.
Une nouvelle expertise a récemment révélé les contraintes environnementales liées aux zones naturelles protégées. En conséquence, ce petit paradis insulaire est quasiment inexploitable. Les réglementations actuelles interdisent tout développement touristique massif, tel que la construction de grands complexes hôteliers.
Les usages autorisés demeurent très restreints : agriculture, pâturage ou installations légères à faible impact écologique. De plus, l’île privée dispose de très peu d’infrastructures permettant d’y vivre de manière durable. Aucun réseau d’eau n’est présent, ni port aménagé. Seules une petite maison en ruine, une citerne et une chapelle ont été recensées.
Cette situation illustre également le durcissement de la position des autorités grecques. Depuis la crise du Covid-19, des investisseurs fortunés et des milliardaires en quête de retraites en pleine nature s’intéressent de près au marché des îles privées. Face à cet engouement, la Grèce cherche désormais à mieux réguler leur exploitation afin de limiter l’artificialisation des côtes et les excès de l’urbanisation touristique.

