
Gaza : Un ministre israélien propose de tuer « 30 à 40 personnes » par nuit
Une récente frappe aérienne israélienne a causé la mort de cinq personnes, dont un enfant, dans la ville de Gaza, selon les informations fournies par les autorités sanitaires locales. En plus des victimes, une dizaine d’individus ont été blessés. L’armée israélienne a déclaré que cette opération visait plusieurs commandants du Hamas, considérés comme une menace à neutraliser. Cet événement survient seulement deux jours après que le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, ait exprimé, dans des propos rapportés par l’agence AP News, son souhait d’intensifier les assassinats ciblés dans la région.
Lors d’une discussion avec Rom Braslavski, un ancien otage qui a été détenu à Gaza, Ben-Gvir a critiqué la réduction des frappes israéliennes, affirmant qu’Israël devrait « tuer 30 à 40 personnes chaque nuit dans l’enclave », sans se limiter aux menaces immédiates. Bien qu’il soit membre de la coalition dirigée par le Premier ministre Benyamin Netanyahou, Ben-Gvir n’a pas le pouvoir d’ordonner des frappes, son rôle se limitant à la supervision de la police nationale et des prisons, où des milliers de Palestiniens sont incarcérés.
Ses commentaires surviennent alors qu’Israël a récemment ralenti ses opérations militaires à Gaza. D’après les statistiques fournies par le ministère de la Santé de Gaza, plus de 1.250 personnes ont perdu la vie dans des attaques israéliennes depuis l’instauration d’une trêve en octobre. L’armée israélienne insiste sur le fait que ses actions sont dirigées contre des membres du Hamas.
En parallèle, Itamar Ben-Gvir prône un retour massif des colons israéliens et une évacuation des Palestiniens de Gaza. Il souhaite inverser la politique d’évacuation de 2005, qui avait conduit à la démolition de 21 colonies israéliennes dans la bande de Gaza. À l’approche des élections israéliennes prévues le 27 octobre, ces déclarations prennent une résonance particulière. Les propos de Ben-Gvir, ainsi que ceux d’autres responsables israéliens, ont été cités devant la Cour internationale de Justice pour soutenir des accusations d’intentions génocidaires, que l’État d’Israël rejette catégoriquement.
