
Gaza : Paris condamne les propos « insupportables et inhumains » de Ben-Gvir après Berlin
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a exprimé mercredi son indignation face aux déclarations du ministre israélien d’extrême droite, Itamar Ben Gvir. Dans une interview accordée au journal La Montagne, il a qualifié de « insupportables et inhumains » les propos de Ben Gvir, qui a suggéré qu’Israël devrait procéder à des exécutions ciblées de « 30 ou 40 » personnes chaque nuit à Gaza. Barrot a également dénoncé la situation actuelle en Cisjordanie, la qualifiant d’« indigne » et appelant à une prise de conscience collective.
Depuis le 23 mai, Ben Gvir est interdit d’entrée en France, une décision prise après la diffusion d’une vidéo montrant des militants de la « flottille pour Gaza » agenouillés, les mains liées. Cette mesure s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes autour des actions israéliennes en territoire palestinien.
Dans ses déclarations, Itamar Ben Gvir, qui occupe le poste de ministre chargé de la Sécurité nationale, a insisté sur la nécessité d’éliminations ciblées à Gaza, affirmant que ces actions devraient viser non seulement ceux qui représentent une menace immédiate, mais également des individus qu’il considère comme indésirables. Il a même eu l’audace de dire : « Je leur fais un compliment en les qualifiant d’être humains ».
Jean-Noël Barrot a également évoqué la possibilité de sanctions supplémentaires contre les colons israéliens, qui ont intensifié leurs actions en Cisjordanie ces derniers jours. En parallèle, Paris a pris la décision d’interdire l’entrée sur son territoire à un autre ministre israélien d’extrême droite, Bezalel Smotrich, depuis le 9 juin. Ce dernier est connu pour ses positions en faveur de l’annexion de la Cisjordanie et pour ses revendications concernant la « recolonisation de Gaza ».
Les déclarations de Ben Gvir n’ont pas manqué de susciter des réactions internationales. Le chancelier allemand Friedrich Merz a également condamné ces propos, les qualifiant d’« inacceptables » et d’« appels inhumains » contraires au droit international.
