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Évasion du soldat français en Colombie : le légionnaire « se porte bien » après quatre jours dans la jungle

Un événement marquant s’est produit en Colombie, où un soldat colombien de la Légion étrangère française a réussi à s’échapper après plusieurs semaines de détention. Selon une source militaire, le caporal José Olger Melo Charry « se porte bien » et bénéficie d’une protection renforcée pour éviter d’éventuelles représailles.

Capturé le 6 août dernier par une faction dissidente des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), Melo Charry avait été enlevé alors qu’il circulait dans le sud-ouest du pays. Son évasion, survenue jeudi dernier, a été suivie d’une marche de quatre jours à travers les Andes, avant qu’il ne parvienne à atteindre les autorités de Policarpa, une localité de la province de Nariño. Une fois arrivé, il a été pris en charge à l’hôpital pour recevoir des soins médicaux.

Les détails entourant son évasion demeurent flous pour l’armée colombienne, mais une source anonyme a souligné que sa formation militaire au sein de la Légion étrangère lui a été bénéfique pour sa survie. Après son évasion, il a été transporté par hélicoptère vers l’hôpital de Pasto, où il est actuellement sous la protection des forces de sécurité colombiennes. Notons qu’une femme qui l’accompagnait au moment de son enlèvement a également été libérée peu après.

Les autorités colombiennes ont précisé que les ravisseurs n’avaient pas réclamé de rançon. La capture de Melo Charry avait été revendiquée par l’État-major central (EMC), la principale faction dissidente des FARC, qui a rejeté l’accord de paix de 2016. En plus de plus de soixante ans de conflit, des milliers d’enlèvements ont été perpétrés en Colombie par des groupes armés, souvent dans un but d’extorsion ou de pression politique.

La Légion étrangère française, dont fait partie Melo Charry, est une unité de l’armée de terre comptant environ 9 000 soldats de nationalités diverses, principalement dirigée par des officiers français.