Dix pays, Soudan et Nigeria inclus, comptent deux tiers des affamés.
Les deux tiers des personnes confrontées à des crises alimentaires dans le monde en 2022 vivaient dans seulement dix pays, dont le Soudan, le Nigeria et la République démocratique du Congo, qui concentrent un tiers des personnes concernées. En 2025, quelque 266 millions de personnes dans 47 pays ou territoires ont connu de hauts niveaux d’insécurité alimentaire aiguë, près du double de la part enregistrée en 2016.
L’insécurité alimentaire en chiffres. Le Rapport mondial sur les crises alimentaires indique que deux tiers des personnes ayant fait face à des crises alimentaires dans le monde l’an dernier résidaient dans seulement dix pays. La situation est particulièrement alarmante au Soudan, au Nigeria et en République démocratique du Congo, ces trois nations représentant un tiers des personnes touchées. L’Afghanistan, le Bangladesh, le Myanmar, le Pakistan, le Soudan du Sud, la Syrie et le Yémen complètent cette liste.
Selon le rapport, les conflits constituent le principal facteur de l’insécurité alimentaire aiguë, basé sur des données de l’ONU, de l’UE et d’organisations humanitaires. Étant donné que les conflits et les événements climatiques extrêmes « risquent de maintenir ou d’aggraver la situation dans de nombreux pays », les perspectives pour 2026 apparaissent « sombres », s’alarme-t-il.
Plus de 260 millions de personnes touchées. Les améliorations constatées dans certains pays, tels que le Bangladesh et la Syrie, ont été « presque entièrement annulées par des détériorations notables » en Afghanistan, en RDC, au Myanmar et au Zimbabwe. Pour la première fois dans ce rapport, qui en est à sa dixième édition, une famine a été confirmée dans deux contextes distincts – à Gaza et dans certaines régions du Soudan – durant la même année.
Environ 266 millions de personnes dans 47 pays ou territoires ont subi de hauts niveaux d’insécurité alimentaire aiguë en 2025, presque le double de la proportion observée en 2016, d’après le rapport.
Ce dernier met également en garde contre la forte diminution des financements d’aide humanitaire et souligne que la guerre au Moyen-Orient pourrait aggraver les crises existantes en augmentant le nombre de déplacés et en faisant monter les coûts des engrais.

