
Cyberattaques : La Chine et les États-Unis s’accusent réciproquement
La tension entre la Chine et les États-Unis s’intensifie, alors que Pékin a réagi vigoureusement aux accusations américaines de cyberpiratage. Ce jeudi, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, a affirmé que les États-Unis étaient « la plus grande puissance de piratage et de surveillance au monde ». Cette déclaration survient dans un contexte où les États-Unis dénoncent régulièrement les pratiques de cybersécurité de la Chine.
Lin Jian a souligné que les États-Unis utilisent souvent des préoccupations liées à la cybersécurité pour « calomnier » la Chine. Il a également rappelé que le gouvernement américain avait un passé marqué par des cyberattaques ciblant des infrastructures critiques en Chine, ainsi que par des préparatifs pour des opérations destructrices à grande échelle.
Dans le même temps, le ministre américain de la Justice, Todd Blanche, a annoncé la saisie de noms de domaines, qualifiant cette action de « dernière en date d’une série d’opérations techniques » visant à démanteler les activités de cyberpiratage soutenues par la République populaire de Chine. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de lutte contre la cybercriminalité.
Le climat de tension s’est encore accentué le même jour, lorsque Donald Trump a déclaré l’état d’urgence nationale concernant le réseau électrique des États-Unis. Cette mesure interdit l’achat et l’installation d’équipements en provenance de pays sous embargo, une décision qui vise implicitement la Chine. En réponse, le porte-parole chinois a exprimé l’opposition de Pékin à ce type d’instrumentalisation de la sécurité nationale.
Par ailleurs, une rencontre entre Donald Trump et le président chinois Xi Jinping est prévue pour la fin septembre. Lin Jian a indiqué que les deux pays maintenaient des lignes de communication ouvertes concernant les interactions entre leurs dirigeants, malgré les tensions croissantes.
