Cuba aurait prévu des attaques de drones contre les États-Unis.
Cuba aurait acquis plus de 300 drones militaires, selon le site Axios, qui s’appuie sur des renseignements états-uniens classifiés. Le président de Cuba, Miguel Díaz-Canel, avait déclaré à la mi-avril que son pays était « prêt » à faire face à une agression militaire états-unienne.
L’information diffusée dimanche doit être considérée avec prudence. D’après le site Axios, qui s’appuie sur des informations classifiées des États-Unis, Cuba aurait acquis plus de 300 drones militaires. Les dirigeants cubains auraient récemment examiné des scénarios pour utiliser ces drones contre la base américaine de Guantánamo, située à l’extrême est de l’île, voire contre le territoire des États-Unis.
Cette publication se déroule dans un contexte de tensions accrues entre les deux pays, et alors que des responsables cubains accusent Washington de préparer un terrain politique en vue d’une intervention contre l’île. « Quand on pense à ce type de technologies aussi près de nous, […] c’est préoccupant », a déclaré un haut responsable américain sous couvert d’anonymat, évoquant pour Axios « une menace croissante ». Selon ce responsable, Cuba aurait acquis des drones d’attaque auprès de la Russie et de l’Iran depuis 2023, et chercherait à en obtenir davantage.
« Le gouvernement des États-Unis construit, jour après jour, un dossier frauduleux pour justifier une guerre économique impitoyable contre le peuple cubain et une éventuelle agression militaire », a réagi le ministre des Affaires étrangères cubain, Bruno Rodriguez. Il accuse les « organes de presse en particulier de faire le jeu (des États-Unis), en promouvant des calomnies et en relayant des insinuations du gouvernement américain lui-même ». Le vice-ministre cubain des Affaires étrangères, Carlos Fernandez de Cossio, a, quant à lui, dénoncé des « accusations toujours plus invraisemblables ».
Donald Trump a déclaré que l’île, située à 150 kilomètres des côtes de Floride, représente « une menace extraordinaire » pour la sécurité nationale des États-Unis. Il a à plusieurs reprises menacé de « prendre le contrôle » de Cuba, suggérant l’envoi d’un porte-avions.
En plus de l’embargo américain en vigueur depuis 1962, Washington impose à Cuba depuis janvier un blocus pétrolier, n’ayant autorisé l’arrivée que d’un seul pétrolier russe. Début mai, les États-Unis ont également annoncé un renforcement des sanctions contre Cuba. Dans ce contexte, le directeur de la CIA, John Ratcliffe, s’est rendu jeudi à La Havane pour une réunion exceptionnelle avec de hauts responsables cubains, alors que les pourparlers entre les deux pays sont difficiles.
Les États-Unis cherchent en outre à inculper l’ex-président cubain, Raúl Castro, âgé de 94 ans, sur la base d’une affaire datant de 1996, lorsque deux avions civils pilotés par des opposants à Fidel Castro avaient été abattus.
Le président cubain, Miguel Díaz-Canel, a déclaré à la mi-avril que son pays était « prêt » à faire face à une agression militaire américaine. La défense civile de l’île a également diffusé récemment un « guide de la famille » destiné à la « protection face à une agression militaire », selon plusieurs sites officiels provinciaux.

