Allemagne : Mère condamnée pour la séquestration de sa fille sept ans
La justice allemande a condamné ce lundi une mère à cinq ans de prison ferme pour avoir enfermé sa fille pendant sept ans dans la maison des grands-parents, qui ont reçu des peines avec sursis. La fillette, qui a aujourd’hui 11 ans, n’a reçu ni scolarité ni soins médicaux jusqu’à sa libération en septembre 2022.
La justice allemande a condamné ce lundi une mère à cinq ans de prison pour avoir enfermé sa fille pendant sept ans dans la maison des grands-parents, qui ont également été complices de cette séquestration et écopé de peines avec sursis.
Le tribunal de Siegen, situé en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, a reconnu la mère de la fillette, âgée aujourd’hui de 11 ans, coupable de « séquestration, soustraction de mineur et mauvais traitements sur une personne confiée à sa garde », selon un porte-parole. La grand-mère a reçu une peine de deux ans de prison avec sursis pour les mêmes infractions, tandis que le grand-père a été condamné à un an et trois mois avec sursis pour « complicité ».
Un grave trouble du développement
La fillette n’a pas bénéficié de scolarisation ni de soins médicaux jusqu’à sa libération en septembre 2022, entraînant un grave trouble du développement en raison de cet isolement prolongé, ont précisé les procureurs. Selon l’acte d’accusation, la mère avait fait croire qu’elle avait déménagé en Italie avec sa fille et avait coupé tout contact avec le père de l’enfant.
En réalité, entre juillet 2015 et septembre 2022, elle a caché et enfermé l’enfant dans la maison de ses parents à Attendorn, dans la région du Sauerland. Toujours selon l’accusation, ses parents ont délibérément mis leur maison à sa disposition, réalisé des courses et contribué à véhiculer la fausse version selon laquelle l’enfant se trouvait en Italie. « La famille de la fillette participait à la vie » de ce « village », a déclaré une habitante au groupe audiovisuel public ARD, trouvant « incroyable que personne ne s’en soit aperçu ».
D’après l’ARD, la mère avait tenté de se suicider au début du procès, lequel a été ouvert en début d’année après de nombreux retards.

