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Allemagne : Achat de pain, retour furieux pour 10 grammes manquants

En Allemagne, la rigueur concernant le poids du pain est une question sérieuse. En septembre 2025, un client a constaté un manquement de dix grammes sur une demi-miche achetée dans une boulangerie. Cette découverte a conduit à une réaction immédiate de la part du commerçant, qui a dû mettre en place des mesures pour éviter que cela ne se reproduise, comme il l’a rapporté à Merkur jeudi dernier.

L’incident a eu lieu dans la boulangerie familiale de Mathias Breitner, où le client avait acquitté 2,40 euros pour sa demi-miche, soit la moitié du prix d’un pain entier. De retour chez lui, il a décidé de peser son achat, découvrant ainsi qu’il manquait une dizaine de grammes, ce qui a provoqué sa colère.

« Il est entré dans la boutique, furieux : il voulait en avoir pour son argent », se remémore le boulanger. Dans un premier temps, il a tenté de calmer la situation avec une touche d’humour, déclarant : « On ne gagne pas toujours », sans se douter des répercussions de cette remarque. Aujourd’hui, il admet : « C’était une erreur ».

Le client, mécontent, a promis qu’il y aurait des conséquences, et il a tenu parole. Quelques semaines plus tard, des agents de contrôle des poids et mesures se sont rendus dans la boulangerie, interdisant à l’artisan de vendre ses demi-pains sans les peser au préalable sur une balance de précision et d’ajuster leur prix en fonction du poids réel. Bien que cette réglementation soit déjà en place, le boulanger avoue qu’il n’en avait pas connaissance.

Selon lui, cette règle présente une certaine incohérence. « Si je coupe un pain en deux à la boulangerie et que je l’apporte ensuite à la boutique, je peux le vendre à moitié prix sans le peser. Mais si je le tranche devant le client, je dois le peser », souligne-t-il dans une interview accordée au Süddeutsche Zeitung.

Pour éviter de conserver des demi-pains déjà coupés, ce boulanger a pris la décision de s’équiper en matériel. Le coût a rapidement grimpé : « Il ne s’agissait pas d’acheter une seule balance pour nos succursales, mais neuf, à 1.500 euros chacune, sans compter le logiciel nécessaire et son intégration au système de caisse. » En tout, il a investi 15.000 euros, sans inclure le temps de travail de son équipe et le sien.

Malgré cette dépense conséquente, le boulanger garde son humour intact : « Je n’ai jamais vérifié le camion-citerne qui nous livre la farine. Je devrais le peser pour m’assurer qu’il y a bien quatre tonnes de farine », plaisante-t-il.