Algérie : Christophe Gleizes rencontre un diplomate français pour la première fois
Christophe Gleizes, condamné à sept ans de prison et détenu depuis près d’un an en Algérie, a reçu lundi la visite de Bruno Clerc, consul de France à Alger, pour la première fois depuis son incarcération. Sa famille a alerté sur les conditions très difficiles de sa détention, « marquée par l’isolement, l’impossibilité de téléphoner à ses proches, un accès aléatoire au courrier et des visites limitées à 30 minutes tous les 15 jours derrière une vitre ».
Condamné à sept ans de prison et incarcéré depuis près d’un an en Algérie, Christoph Gleizes a reçu lundi la visite d’un diplomate français pour la première fois depuis son incarcération. Bruno Clerc, consul de France à Alger, s’est rendu dans la prison où se trouve le journaliste, a déclaré à l’AFP Thibaud Bruttin, directeur général de RSF. D’après ce dernier, « Christophe a la santé et le moral ».
Le principe de cette visite avait été établi lors d’une rencontre, samedi à Alger, entre le président algérien Abdelmadjid Tebboune et la ministre française déléguée aux Armées, Alice Rufo. La mère du journaliste, Sylvie Godard, s’est réjouie de la perspective de cette première visite consulaire, qui « préjuge d’une nouvelle avancée dans les relations franco-algériennes et sur le dossier de Christophe ».
La famille du journaliste avait pu lui rendre visite le 2 février dernier. Ses proches avaient alerté, quelques semaines auparavant, sur les conditions très difficiles de sa détention, « marquée par l’isolement, l’impossibilité de téléphoner à ses proches, un accès aléatoire au courrier et des visites limitées à 30 minutes tous les 15 jours derrière une vitre ».
Arrêté dans le cadre d’un reportage en mai 2024 en Kabylie (nord-est de l’Algérie), Christophe Gleizes a été condamné en appel début décembre à sept ans de prison pour « apologie du terrorisme ». Sa famille a annoncé mardi qu’il avait retiré en mars son pourvoi en cassation, une démarche visant à ouvrir la voie à une possible grâce du président Tebboune.
La visite d’Alice Rufo marque un réchauffement entre Paris et Alger après près de deux ans de profonde crise diplomatique. Elle avait pour objectif de « nouer des relations confiantes et prometteuses » et de « restaurer un dialogue efficace » avec Alger, selon l’Élysée.

